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Pneumologie

CBNPC : peu d’intérêt à une chimiothérapie de maintence chez les patients âgés

L’intérêt d'une chimiothérapie de maintenance après chimiothérapie par carboplatine et  paclitaxel chez les patients âgés souffrants de cancer non à petites cellules à un stade avancé n'a pas été démontré. D’après un entretien avec Elisabeth QUOIX.

  • Par le Dr Anne-Christine DELLAVALLE
  • 22 Oct 2020
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    Une étude française, dont les résultats sont parus en septembre 2020 dans l’European Journal of Cancer, a cherché à montrer l’intérêt d’une chimiothépraie de maintenance, après une double chimiothérapie par carboplatine et paclitaxel, chez les sujets âgés atteints de cancer bornchique non à petites cellules à un stade avancé. Au total, 632 patients issus de 67 centres ont été suivis pendant 3 ans et demi, et la moitié d’entre eux a été randomisée : 166 sujets sont restés en observation et 167 autres ont bénéficié d’une chimitohépraie de maintenance. Tous ces patients  avaient initialement eu une réponse ou une stabilisation après chimiothérapie par carboplatine/ paclitaxel.

    Pas de bénéfice sur la survie

    Le professeur Elisabeth QUOIX, pneumologue au Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg et auteure de ce travail, explique qu’aucune étude n’avvait alors été réalisée pour démontrer l’intérêt d’une chimiothérapie demaintenance uniquement chez les personnes âgées, atteintes de CBNPC à un stade avancé. Le bénéfice sur la  survie sans progression avait déjà été dméontré en 2009 mais sur un ensemble de sujets d’âge variable. Dans cette étude, Elisabeth QUOIX souligne que les patients ayant un mauvais score Oncodage ont été moins randomisés. Les résultats ont montré que la survie globale a été de 11 mois dans les 2 bras, ce qui ne rend pas le bénéfice de la maintenance significatif. De plus, la survie sans progression a été de 5,7 mois chez les sujets ayant bénéficié d’une chimiothérapie de maintance versus 2,7 mois chez les sujets en simple observation.

    Et une toxicité non négligeable

    Elisabeth QUOIX relève également qu’une toxicité avec des événements hémtologiques de grades supérieurs à 3 ont été fréquemment rencontrés chez les sujets aynt bénéficié de la chimiothérapie demaintance, de même qu’une asthénie majeure. Ceci a eu pour conséquence de pouvoir permettre secondairement une chimiothérapie de deuxième ligne pour les patients en observation et non pour les autres, étant trop fatigués. Ainsi, pour Elisabeth QUOIX, les personnes âgées atteintes de CBNPC de stade devraient bénéficier de 4  cures de chimiothérapie carboplatine/ paclitaxel, d’une surveillance puis d’une deuxième ligne à la rechute, même si cela peut aujourd’hui être discuté en raison de l’arrivée de l’immunothérapie.

    En conclusion, on en devrait pas faire de maintenance chez les sujets de plus de 70 ans atteints de CBNPC avancé, mais laisser la place à une chimiothérapie de deuxième ligne en cas de rechute.

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    JDF