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Sommeil

Un nouveau test pour diagnostiquer le syndrome de fatigue chronique

L’encéphalomyélite myalgique, mieux connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique, empoisonne la vie des personnes qui l’ont contractée. Ce nouveau test doit permettre de détecter la maladie plus précocement. 

  • Par David Ravier
  • Sam Thomas/iStock
  • 17 Nov 2020
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    Ils ne retrouveront pas le sommeil, mais cela empêchera peut-être d’autres de vivre leur calvaire. Des chercheurs du CHU Sainte-Justine et de l’université de Montréal (Canada) ont développé un test diagnostique afin de tester les patients atteints de fatigue chronique qui ne peuvent suivre des études cliniques à cause de la gravité de leur état. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Scientific Reports le 12 novembre 2020.


    Une maladie quasiment impossible à diagnostiquer

    L’encéphalomyélite myalgique, mieux connue sous le nom syndrome de fatigue chronique, est une maladie neurologique qui se caractérise par une fatigue persistante qui dure depuis au moins six mois, qui ne s’estompe pas même avec du repos et qui entrainerait de nombreux malaises après l’effort, ainsi qu’une altération cognitive voire des difficultés à rester debout. 

    C’est une maladie qui évolue lentement, et qui est le plus souvent consécutive à une infection virale ou bactérienne. Sa détection est d’autant plus difficile qu’il n’existe aucun biomarqueur pour identifier le syndrome, ce qui rend sa prise en charge compliquée. En France, bien que les estimations soient compliquées à obtenir, près de 200 000 personnes seraient touchées par cette maladie. 

    Le développement de ce test représente le premier outil de diagnostic moléculaire pour l'EM et un outil attendu depuis longtemps par de nombreux cliniciens et patients”, affirme Alain MOreau, professeur à la faculté de médecine et de dentisterie de l’université de Montréal. Il ouvre également la possibilité de classer les patients en sous-groupes afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans leurs symptômes et de mieux sélectionner les patients qui pourraient bénéficier d'approches thérapeutiques en repositionnant les médicaments existants.


    Un brassard gonflable pour détecter la maladie

    Ce nouveau test représente le premier outil de diagnostic pour l’encéphalomyélite myalgique. Il se présente sous la forme d’un brassard gonflable qui va stimuler mécaniquement le bras et provoquer un malaise post-exercice, l’un des principaux symptômes de l’encéphalomyélite myalgique. Ce brassard a également la possibilité de distinguer la signature moléculaire précise de la maladie, ce qui permet de la différencier d’autres affections connexes comme la fibromyalgie. 

    Une augmentation ou une réduction des onze microARN mesurés dans le test permet de prédire la réponse thérapeutique du patient à certains médicaments, ce qui améliore les chances de trouver la bonne thérapie tout en personnalisant les traitements.

    D’autres tests sont encore nécessaires avant de valider complètement le dispositif. Les chercheurs veulent notamment déterminer si leur technologie peut être appliquée à d’autres maladies à symptômes persistants, comme la Covid-19 par exemple.

    https://www.pourquoidocteur.fr/Symptome/55-Fatigue-l-asthenie-chronique-malgre-le-repos-est-a-explorer

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    JDF