Bien-être
Comment s’ancrer dans le présent quand l’esprit tourne en boucle ?
S’ancrer dans le présent demande de la patience et de la bienveillance envers soi-même.

- Par Dr Claire Lewandowski
- Commenting
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Il nous arrive à tous de nous sentir prisonniers de nos pensées. Ces ruminations, qu’elles soient liées à des regrets ou à des peurs de l’avenir, peuvent devenir épuisantes. Savoir s’ancrer dans le présent ne veut pas dire arrêter de penser ou contrôler son mental à tout prix, mais plutôt apprendre à se relier à ce qui est concret autour de soi.
Retrouver la conscience du corps
Le corps est une porte d’entrée présente en permanence vers le moment présent. À travers l’observation de sa respiration et du toucher, il est possible à n’importe quel moment de réorienter son attention. Des techniques de respiration comme la cohérence cardiaque ou l’allongement des expirations permettent de calmer le système nerveux et donc le flux mental.
Pour pratiquer cette conscience du corps, il est possible de marcher en ressentant le rythme de ses pas, de s’étirer ou même de serrer une balle anti-stress. Ces expériences corporelles sont comme des ancres qui rappellent que, malgré les pensées qui partent dans tous les sens, le corps, lui, est toujours dans l’instant présent.
S’appuyer sur les activités quotidiennes
Quand l’esprit tourne en boucle, certaines activités du quotidien peuvent devenir des occasions de recentrage, quand on y prête attention. C’est le cas par exemple si l’on boit un verre d’eau en prenant le temps d’en sentir la fraîcheur. Mais cela peut être aussi de couper des légumes ou des fruits en observant leurs couleurs et leurs textures, ou bien d’écouter attentivement une chanson et se concentrer sur ses détails.
Ces moments, qui peuvent paraître banals à première vue, reprennent finalement une valeur nouvelle lorsqu’on s’y engage pleinement. En adoptant cette posture de curiosité, comme si vous redécouvriez ces petites activités du quotidien pour la première fois, vous créez de courts instants de répit où l’esprit se pose.
Se tourner vers les autres
Enfin, quand les pensées deviennent trop lourdes pour être apprivoisées seul, le contact avec les autres peut devenir une ressource précieuse. Partager ses préoccupations avec une personne de confiance, envoyer un message à un ami ou simplement échanger quelques mots avec un voisin peut vous aider à sortir du cercle fermé des ruminations.
Il ne s’agit pas toujours de trouver une solution immédiate, mais d’oser reconnaître ce que l’on ressent et de l’exprimer. Même une brève conversation peut offrir une respiration qui fait du bien et remettre en perspective ce qui paraissait envahissant.
En savoir plus : "Au cœur de la tourmente, la pleine conscience" de Jon Kabat-Zinn.