Fin de vie

Cancer avancé : les traitements ne sont souvent pas en adéquation avec les désirs des patients

De nombreux patients atteints d’un cancer avancé reconnaissent que leurs traitements ne sont pas en adéquation avec le plan de soins qu’ils désiraient.

  • EvgeniyShkolenko/istock
  • 29 Août 2025
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    Opération douloureuse, traitement agressif pour prolonger la vie, soins de confort pour privilégier la qualité de vie… les personnes qui ont un cancer avancé font face à des choix difficiles et très personnels en matière de gestion de la maladie et de la fin de vie.

    Mais, pour beaucoup de patients, leurs traitements ne correspondent pas à leurs atteintes et leurs objectifs de soins personnels, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’UCLA Health Jonsson Comprehensive Cancer Center et du Centre de recherche sur les soins palliatifs de l'UCLA.

    Cancer : 37 % des patients ont l’impression de recevoir des soins discordants à leur volonté

    Pour mieux comprendre le ressenti des malades atteints de troubles très graves, l’équipe a interrogé 1.100 patients. 231 participants souffraient d’un cancer avancé, 163 d’une insuffisance cardiaque avancée, 109 d’une BPCO avancée, 213 d’une maladie rénale terminale, 72 d’une maladie hépatique terminale et 311 volontaires avaient un âge avancé et une maladie grave.

    Résultats : 49 % des patients atteints d'un cancer avancé ont confié préférer recevoir des soins axés sur le confort. Un taux similaire aux autres maladies (48 %). Par contre, ils étaient moins susceptibles d’en bénéficier.

    “Parmi les malades qui préféraient des soins axés sur le confort, les patients atteints de cancer étaient plus susceptibles que ceux atteints d'autres maladies de déclarer avoir reçu des soins discordants et dont le but était de prolonger la vie”, notent les auteurs dans leur communiqué. En effet, les personnes touchées par le cancer étaient 37 % à avoir ce sentiment contre 19 % pour les autres pathologies.

    L’étude montre également que les soins qui prolongent la vie ne semblent pas être efficaces chez les malades qui ne souhaitaient pas les recevoir. Il n'y avait pas de différence significative de mortalité sur deux ans entre ceux qui ont déclaré recevoir des traitements pour prolonger leur vie alors qu’ils n’en voulaient pas et ceux dont le choix des soins de confort avait été suivi.

    Traitement du cancer : améliorer la communication

    Pour les chercheurs, leur étude souligne la nécessité d'une meilleure communication sur la qualité de vie dans les soins avancés contre le cancer entre les malades et l’équipe médicale.

    "Cette déconnexion entre ce que les patients veulent et ce qu'ils pensent obtenir est une question importante, explique le Dr. Maman Shah, premier auteur de l’étude. Un point à retenir est que les médecins doivent avoir des conversations ouvertes avec les patients sur leurs objectifs, expliquer clairement l'intention du traitement qu'ils fournissent et essayer de concilier toute discorde réelle ou perçue entre les objectifs et le traitement."

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    JDF