Forfait Médecin Traitant : les nouvelles règles pour les obligations et le versement

Le Forfait Patientèle Médecin Traitant est remplacé depuis le 1er janvier par le Forfait Médecin Traitant intégrant des éléments de la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (RSOP). Tout comprendre sur ces changements.

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  • 11 Mars 2026
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    Le Forfait Patientèle Médecin Traitant (FPMT) a pris fin à compter du 1er janvier 2026, remplacé par le Forfait Médecin Traitant (FMT) intégrant par ailleurs la ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique). Au-delà de la simplification de son appellation, les modalités de cette rémunération forfaitaire versée au médecin traitant pour le suivi et la coordination des soins de ses patients déclarés évoluent pour favoriser deux choses :

    • Un suivi effectif et régulier des patients
    • Une meilleure prise en charge des populations fragiles

    Cette nouvelle formule s’appuie donc sur une logique individualisée par patient.

     

    Un versement annuel en quatre fois

     

    Mais un autre changement concerne le calendrier de ces versements. Jusqu’à présent, le médecin 4 versements dans l’année, en mars, en juin et en décembre pour l’année M. Le versement du mois de mars comprenait le solde de l’année M et le premier versement de l’année N+1.

    Désormais, le calcul du versement annuel et de toutes ses éventuelles majorations prend en compte la prise en charge de tous les patients pour lesquels le médecin est enregistré comme médecin traitant dans les bases de l’Assurance maladie au 31 décembre de l’année N-1. Ce versement de la part fixe du FMT se fera en quatre fois, en avril, juin, septembre et novembre de l’année en cours.

     

    Pour s’assurer que ce forfait correspond bien à un suivi régulier de la patientèle, il n’est versé que pour les patients effectivement suivis, c’est-à-dire ayant eu au moins une consultation dans l’année précédente.

     

    Comment se calcule le montant de ce forfait

    Son montant de base par patient dépend de l’âge, du statut et de la situation médicale. Cette part fixe intègre un forfait socle de rémunérations forfaitaires auquel s’ajoutent les majorations spécifiques à la situation du médecin (âge, zone d’installation) et une valorisation pour la prise en charge des patients en situation de précarité.

    La part variable correspond aux majorations de prévention versées en fonction d’indicateurs calculés pour chaque patient dont le médecin est déclaré traitant. Cette part variable du FMT vient rénover et remplacer la Rosp, avec un nombre plus restreint d’indicateurs autour de la vaccination, du dépistage et du suivi de certaines catégories de patients.

    Concrètement, le forfait socle par patient pour les patients sans affection de longue durée s’élève désormais à 5 euros pour ceux âgés entre 7 et 74 ans, 15 euros pour les moins de 7 ans et les 74-79 ans et 55 euros pour les plus de 80 ans.

    Pour les patients atteints d’une ou plusieurs ALD, il est fixé à 55 euros pour les moins de 80 ans et 100 euros pour les plus de 80 ans.

    A noter : des montants du forfait socle sont majorés de 10 euros pour chaque patient bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire pour valoriser la prise en charge des personnes en situation de précarité.

    Un forfait intégrant la prévention

    Le nouveau forfait médecin traitant inclut par ailleurs un volet prévention. En remplacement de la Rosp qui reposait sur une approche collective de la patientèle du médecin, cette rémunération valorise le rôle du médecin traitant dans la promotion de la santé et la coordination des actions de prévention et de dépistage auprès de ses patients avec une vision individuelle de l’atteinte ou non des indicateurs.

    L’objectif est que le médecin traitant puisse disposer d’un tableau de bord contenant des données individuelles de ses patients, lui permettant de suivre l'éligibilité et l'atteinte d'indicateurs de santé publique, facilitant ainsi son action de prévention globale.

    Ce tableau de bord sera mis à disposition sur le portail amelipro, qui fera dans ce cadre l’objet d’évolutions majeures. Il reposera sur des indicateurs de prévention, calculés pour chaque patient dont le médecin est déclaré traitant.

    Chaque indicateur validé donnera lieu à une rémunération d’un montant de 5 €, même si l’acte a été réalisé par un autre professionnel de santé.

    Les 15 indicateurs retenus pour la majoration liée à la prévention et au dépistage sont sont :

     

    • Les vaccinations contre la grippe, le Covid, le pneumocoque, le méningocoque, le papillomavirus et la vaccination ROR
    • Les dépistages du cancer du sein, du col de l’utérus, du cancer colorectal, du diabète et de la maladie rénale chronique
    • Le suivi du di abète, les consultations obligatoires des enfants âgés de 8 à 38 mois donnant lieu à un certificat de santé et l’examen bucco-debntaire annuel pour les patients de 3 à 24 ans.

    Enfin, cette nouvelle formule du Forfait Médecin Traitant prévoit un bonus pour les médecins acceptant de nouveaux patients dans les zones sous-dotées.

    Conclusion

    En pratique, pour percevoir l’intégralité du Forfait Médecin Traitant en 2026, il sera nécessaire d’avoir :

    • Une patientèle suivie
    • Une traçabilité des actions de suivi et de coordination
    • Une réponse à la demande de patients n’ayant pas de médecin traitant dans le territoire.

    Des facteurs de risque génétiques communs à toutes les origines

    Résultats : dans ces trois populations, les scientifiques ont retrouvé plusieurs facteurs de risque génétiques de la SEP communs. Cela signifie que l’influence de la génétique est quasiment toujours la même, qu’importe l’origine ethnique. 

    Quasiment, car les scientifiques ont aussi observé des différences entre les populations, notamment pour une variante génétique qui pourrait réduire le risque de SEP. Celle-ci serait plus fréquente chez les personnes d’origine sud-asiatiques et beaucoup moins chez les Européens. 

    Ce travail montre pourquoi la diversité est essentielle en génétique, indique le Dr Benjamin Jacobs, co-auteur de l'étude. Lorsque les études n’incluent qu’un seul groupe d’ascendance, elles passent à côté d’informations importantes. En élargissant la participation, nous pouvons affiner notre compréhension de la sclérose en plaques, identifier des facteurs de risque qui resteraient autrement cachés et développer des outils de prédiction efficaces pour tous.

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