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Pneumologie

COVID-19 : un « presque » retour à l’état de santé antérieur après un an

Une cohorte de patients survivants du COVID 19 a été suivi pendant un an. Un retour à la vie normale a été quasiment obtenu mais des symptômes d’anxiété croissante et de dépression sont plus fréquents que chez les témoins.

  • Par le Dr Anne-Christine DELLAVALLE
  • 23 Sep 2021
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    Une étude chinoise, dont les résultats sont parus en août 2021 dans le Lancet, a évalué l’état de santé de patients ayant survécu à des formes sévères d’infection par COVID-19, un an après leur hospitalisation. Il s’agit d’une étude cohorte multi-directionnelle, réalisée auprès des patients hospitalisés à l’hôpital de Wuhan, entre le 7 janvier 2020 et le 29 mai2020. Au total, 1276 patients ont été inclus, avec in âge médian de 59 ans et 53% étaient des hommes. Ces patients ont bénéficié d’un questionnaire, d’un examen clinique, d’un test de marche de 6 minutes et d’examens biologiques à 6 et à 12 mois après l’apparition de leurs symptômes. Leur consommation de soin et leur statu professionnel ont également été évalues. Un groupe témoin apparié par l’âge, le sexe et les comorbidités a aussi été interrogé. Les critères sélectionnés étaient le score modifié du British Medical Research, la qualité de vie, les symptômes et la distance parcourue en six minutes.

    Des symptômes respiratoires et fonctionnels encore présents à un an

    Les patients survivants due la COVID-19 ont été revus 6 mois et 12 mois après l’apparition de leurs premiers symptômes. Au bout des six premiers mois, 68% d’entre eux présentaient encore des symptômes et 49% à 12 mois. En revanche, concernant la dyspnée séquellaire, le nombre de patients symptomatiques était plus élevé à 12 mois, de façon significative, avec une dyspnée présente dans 30% des cas. Le test de marche de 6 minutes donnait des résultats semblables à 6 et à 12 mois. Concernant la qualité de vie, les résultats étaient similaires à 6 et à 12 mois et au bout d’un an 88% des patients antérieurement actifs avaient repris leurs activités professionnelles. Les résultats ont également montré une plus grande importance de ces symptômes chez les femmes. Ainsi, même si la plupart des patients a pu reprendre ses activités, le nombre de symptômes séquellaires à un an reste significatif et le suivi de ces patients ne doit pas être négligé.

    Inconfort, anxiété et dépression à 12 mois

    L’anxiété et la dépression sont apparus comme étant des séquelles fréquentes des patients ayant été hospitalisés pour la cOVD-19. De plus, ces symptômes semblent plus marqués à 12 mois qu’à 6 mois. Les syndromes anxiodépressifs vont crescendo chez plus d’un quart de ces patients. D’autre part, ils sont significativement plus marqués chez les femmes, de même que la fatigue et la faiblesse musculaire. Les problèmes de mobilités, de douleurs et de sensations d’inconforts sont fréquents et favorisent probablement les symptômes anxieux et la dépression réactionnelle. Ainsi, l’état de santé des patients atteints d’une forme sévère d’infection par la COVID-19 reste inférieure à celui d’une population témoin encore à un an après les premiers symptômes, même si un retour à la vie normale s’est produit pour la majorité d’entre eux.

    En conclusion, les patients ayant été hospitalisés pour une forme sévère d’infection par la COVID-19 et ayant survécus gardent un état de santé plus fragile qu’une population témoin. Le suivi de ces patients sur le long terme doit être poursuivi, notamment sur le plan psychologique.

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    JDF