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Pneumologie

Internes en pneumo : forte prévalence de burn-out et de dépression

Un état des lieux sur le burnout et la dépression chez les internes se formant en pneumologie ou en soins critiques, aux Etats-Unis, a montré une forte prévalnce du phénomène,surout en raison de l’insuffisance de revenus et de la charge de travail .

  • Par le Dr Anne-Christine DELLAVALLE
  • 08 Oct 2020
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    Une enquête, dont les résultats sont parus en septembre 2020 dans Chest, a fait le point sur la prévalence des burn-out et des syndromes dépressifs chez les internes en pneumologie et soins intensifs. Il s’agit d’une étude américaine transversale. L’épuisement professionnel et les symptômes dépressifs ont été évalués par analyse multivariée, en fonction des caractérisitiques individulelles, des conditions de travail et de la couverture sociale. Au total, 502 internes ont répondu au questionnaire.

    Couverture sociale, revenus et charge de travail en cause

    Sur l’ensemble des internes ayant répondu, 41% ont présenté des symtpômes dépressifs, 32% un burn-out et 23% une association des deux pathologies. Il est apparu que les sujets aant une couverture sociale fiable étaient moins à risque de burn-out que ceux ayant un accès aux soins médicaux difficile. Les syndromes dépressifs étiaent plus souvent liés à des difficultés financières. Les internes aynat présenté à la fois burn-out et syndrome dépressif relataient surtout la respnsabilité d’une charge de travail supérieure à 70 heures hebdomadaires pour expliquer leur état.

    Une question de santé publique qui mérite réflexion

    Ces résultats montrent une prévalence paritculièrement élevée de burn-out et de syndrome dépressif chez les internes en médecine et doivent alerter sur leurs conditions de travail et de ressources. De plus, l’insuffisance de couverture sociale, notamment aux Etats-Unis, reste un réel problème de santé publique, en particulier chez les étudiants. Une réflexion sur la durée de travail hebdomadaire des internes doit être menée par les enseignants afin de limiter la survenue de troubles graves de la santé mentale chez les étudiants en  troisième cycle de médecine.

    En conclusion, le burn out et la dépression des internes en pneumologie et en soins intensifs sont suffisamment fréquents pour prendre le temps de s’attarder sur leurs conditions de travail, de ressources et de couverture sociale…

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    JDF