Bien manger
Ce choix alimentaire permet de réduire les calories sans se priver
Privilégier les aliments bruts et non transformés conduit à manger plus, tout en absorbant moins de calories !
- Julia_Sudnitskaya/istock
Manger plus, tout en absorbant moins de calories. Il est tout à fait possible d’atteindre cet objectif. Il suffit de délaisser les produits industriels pour privilégier les aliments non-transformés comme les fruits, les légumes.
En effet, les chercheurs de l’université de Bristol ont mis en évidence que les personnes suivant un régime à base de produits bruts consommaient plus de 50 % de nourriture en plus que celles qui se mangeaient des aliments ultra-transformés, tout en absorbant en moyenne 330 calories de moins par jour !
Les aliments bruts poussent inconsciemment à choisir des options plus saines
Pour cette étude publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, l’équipe a réuni 20 adultes avec un poids stable. La moitié d’entre eux devaient suivre un régime à base d’aliments non transformés pendant deux semaines tandis que les autres avaient la possibilité de se nourrir avec des produits industriels.
Lors de l’essai, tous les participants suivant un régime alimentaire composé exclusivement d'aliments bruts ont privilégié les fruits et légumes, en consommant parfois plusieurs centaines de grammes par repas. Ce qui les conduisait à délaisser des options plus caloriques comme le steak, les pâtes et la crème. Finalement, ils ingéraient 57 % d’aliments en plus. Lorsque les chercheurs ont évalué la valeur nutritive de ces repas, ils ont remarqué que "la variété et la quantité de fruits et légumes fournissaient des vitamines et des minéraux essentiels, que les participants n'auraient pas obtenus en consommant uniquement les aliments complets plus caloriques proposés" (comme la viande ou le riz). De plus, tout en ayant des assiettes plus remplies, ces volontaires absorbaient en moyenne 330 calories en moins par jour par rapport aux autres.
"Il est fascinant de constater que lorsqu'on propose des aliments non transformés, les gens choisissent intuitivement ceux qui allient plaisir, nutrition et satiété, tout en réduisant leur apport énergétique global. Nos choix alimentaires ne sont pas aléatoires. En réalité, il semble que nous prenions des décisions bien plus judicieuses qu'on ne le pensait, lorsque les aliments sont présentés à l'état naturel", remarque Pr Jeff Brunstrom, auteur principal de l’étude, dans un communiqué.
Aliments transformés : oui, il y a des vitamines, mais beaucoup de calories aussi
L’étude des assiettes des personnes ayant mangé uniquement des produits transformés a mis à mal l'idée répandue de calories vides. Ces plats industriels couvraient bien les besoins en micronutriments des participants. "Souvent grâce à l'enrichissement en vitamines", précisent les chercheurs. Toutefois, c’était au prix de très nombreuses calories, préviennent-ils. Par exemple, dans le régime ultra-transformé, les aliments les plus riches en vitamine A étaient le pain perdu alors que dans les menus à base de produits bruts, c’étaient les carottes et les épinards. "Cela soulève la possibilité alarmante que les aliments ultra-transformés fournissent à la fois une grande quantité d'énergie et de micronutriments en une seule fois, ce qui pourrait entraîner une surcharge calorique, car ils annulent de fait le compromis bénéfique entre les calories et les micronutriments", précise la Dre Annika Flynn, co-auteure de l'étude.
"La suralimentation n’est pas forcément le problème principal. En effet, nos recherches ont clairement démontré que les consommateurs suivant un régime alimentaire à base d’aliments bruts mangeaient en réalité bien plus que ceux suivant un régime à base d’aliments transformés. Mais la composition nutritionnelle des aliments influence les choix, et il semble que les aliments ultra-transformés incitent les gens à privilégier les options plus caloriques, qui, même en quantités bien moindres, sont susceptibles d’entraîner un apport énergétique excessif et, par conséquent, de favoriser l’obésité", ajoute le professeur Brunstrom.












