Hématologie

La combinaison talquetamab et teclistamab permet d’obtenir des taux de réponse élevés chez les patients atteints de myélome avec plasmocytomes extra-médullaires

L’existence d’une maladie extramédullaire est un facteur de mauvais pronostic dans le myélome. La combinaison talquetamab et teclistamab permet d’obtenir des taux de réponse élevés et durables chez cette population.

  • Nemes Laszlo/iStock
  • 20 Février 2026
  • A A

    Les patients atteints de myélome avec des plasmocytomes extramédullaires ont un moins bon pronostic, avec un risque élevé de progression de rechute. La phase 1 de l’étude RedirecTT-1 (Dual Targeting of Extramedullary Myeloma with Talquetamab and Teclistamab LIEN) publiée dans The New England Journal of Medicine a montré une efficacité prometteuse de la combinaison talquetamab (anticorps anti-GPRC5D/anti-CD3) et teclistamab (anti-BCMA/anti-CD3) chez des patients atteints de myélome multiple en rechute ou réfractaire exposés aux trois classes thérapeutiques, y compris ceux présentant une véritable atteinte extramédullaire. Cette étude de phase 2, a évalué l’association talquetamab + teclistamab exclusivement dans cette population.

    Des taux de réponse élevés et durables

    Au total, 90 patients ont été inclus dans l’étude, le suivi médian était de 12,6 mois. Une réponse a été observée chez 79 % des patients (intervalle de confiance à 95 %, 69 à 87%). Parmi les répondeurs, 64% ont eu une durée de réponse d’au moins 12 mois (IC95%, 48 à 76). À 12 mois, le taux de survie sans progression était de 61 % (IC95 %, 50 à 71) et la survie globale de 74% (IC95%, 63 à 83).

    Pas de nouveau signal de toxicité

    Les événements indésirables fréquents, tous grades confondus, comprenaient des symptômes oraux tels que la dysgueusie, la sécheresse buccale, la dysphagie (chez 87 % des patients), et la toxicité cutanée (69 %), tous liés au Talquetamab ; et le syndrome de relargage cytokinique (78 %). Des événements indésirables de grade 3 ou 4 (principalement hématologiques) sont survenus chez 76 % des patients ; 31 % ont présenté une infection de grade 3 ou 4. Parmi les 10 décès survenus au cours du suivi, 5 étaient dus à une infection et 5 ont été considérés comme liés au traitement.

    En conclusion, la majorité des patients avec maladie extramédullaire inclus dans cette étude ont présenté une réponse avec l’association talquetamab + teclistamab. Cette combinaison s’accompagne d’une toxicité non négligeable (toxicité cutanéo-muqueuse, hématologique et infectieuses), qui reste néanmoins attendue au vu du profil de tolérance de ces molécules en monothérapie.

     

     

    Pour pouvoir accéder à cette page, vous devez vous connecter.