Psycho
Santé mentale des étudiants : un enjeu devenu critique
En 2025 le premier baromètre national sur la santé mentale des étudiants réalisé par Ipsos bva pose un constat préoccupant :
- Yauhen Akulich/iStock
Une détresse psychologique largement répandue
D’autres enquêtes récentes montrent une augmentation nette de la souffrance psychologique chez les étudiants. L’Observatoire national de la vie étudiante (OVE) indique qu’un tiers des étudiants a consulté un professionnel pour des problèmes émotionnels, psychologiques ou comportementaux au cours de l’année écoulée.
Des solutions existent, mais restent sous-utilisées
Malgré l’augmentation des dispositifs d’aide (cellules psychologiques universitaires, consultations gratuites, plateformes d’écoute), beaucoup d’étudiants n’y ont pas recours, par manque d’information ou par peur d’être jugés.
Pourtant, les études montrent que l’accès précoce au soutien psychologique réduit significativement le risque d’abandon, de burnout ou de troubles anxieux sévères.
Les étudiants en santé, les plus mal chaussés
Les étudiants en santé — médecine, pharmacie, soins infirmiers, kinésithérapie,… — sont parmi les plus exposés au stress académique, à la pression émotionnelle et à la fatigue chronique. Leur santé mentale est aujourd’hui un sujet majeur.
Pour être certain de l’impact, il faudra être patient. Très patient. L’étude OSMOSE (Orléans Santé Mentale Médecine Observation et Suivi chez les Étudiants) vient d’être lancée par la Pr Jasmina Mallet, PU-PH en psychiatrie au CHU d’Orléans. Elle s’achèvera en 2047, en incluant chaque année environ 1 000 étudiants inscrits en première année de médecine à l’université d’Orléans. Elle a pour but de mieux identifier les facteurs de risque de troubles psychiatriques chez les étudiants en médecine.
En conclusion
La santé mentale des étudiants est un enjeu majeur, documenté par des chiffres qui ne laissent plus place au doute. Stress chronique, détresse psychologique, troubles du sommeil, risque d’abandon : les signaux d’alerte sont nombreux. Notamment dans les études de santé.
Reconnaître cette réalité, en parler ouvertement et encourager le recours aux dispositifs d’aide est essentiel pour protéger celles et ceux qui seront les professionnels de santé de demain.









