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Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être

Publié le 27.10.2016
Mise à jour 15.10.2018
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Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être
©123RF-hannamariah

Avant l’âge de trois mois, les pleurs sont fréquents et le plus souvent sans gravité. Pour le bébé, c’est le meilleur moyen de s’exprimer, et les parents doivent savoir l’écouter. Quelques méthodes permettent de calmer les pleurs.

Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
Les « coliques du nourrisson » se manifestent par des pleurs fréquents, temporaires et difficiles à calmer. Ce trouble bénin disparaît naturellement après l’âge de quatre mois.
Le « syndrome du bébé secoué » est un très grave traumatisme cervical et cérébral du nourrisson dont les parents sont parfois involontairement responsables.

Quelles sont les causes de pleurs du nourrisson ?

Pour un bébé, pleurer est la seule façon d’alerter son entourageafin de lui communiquer un besoin ou une sensation. A cet âge, un enfant ne pleure pas sans raison et ne fait pas de caprices.
Ce moyen de s’exprimer est donc naturel et l’on considère que deux heures de pleurs par jour est une moyenne normale. En fait, la fréquence et la durée des pleurs augmentent jusqu’à l’âge de six semaines pour diminuer ensuite.
Classiquement, le bébé pleure pour exprimer une sensation de faim, de douleur ou de mal-être : ennui, fatigue, envie de sommeil, sensation de froid ou de chaleur, de peur et d’angoisse.
Des pleurs excessifs, qui surviennent le plus souvent en fin de journée et en début de nuit, sont souvent dus à la colique du nourrisson. Les pleurs sont intenses, le bébé est agité. Les coliques sont difficiles à calmer, s’arrêtent spontanément sans raison. Les causes ne sont pas connues avec précision.
En cas de douleurs, les pleurs sont intenses, de sonorité aiguë et perçante. L’origine de la douleur peut être une rhinopharyngite, une otite, rare avant l’âge de trois mois, ou des ballonnements intestinaux. Un érythème fessier est responsable de sensation de brûlure et de démangeaisons.
Plus rarement, une pyélonéphrite, une hernie inguinale étranglée ou un traumatisme peuvent être responsables de pleurs excessifs.
Mais souvent, il n’est pas retrouvé d’explication rationnelle aux pleurs et le bébé se calme de lui-même.

Qu’est-ce que les spasmes du sanglot ?

Les spasmes du sanglot sont une forme particulière de pleurs qui s’observe chez certains enfants âgés de un à trois ans.
Au cours d’une crise de pleurs, l’enfant se retient de respirer jusqu’à devenir bleu, tomber, voire perdre connaissance.
Ces crises, destinées à impressionner les parents, ne sont pas dangereuses. En présence d’une crise de spasmes du sanglot, mieux vaut garder son calme et faire comme si de rien n’était.

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Chaque année, entre 180 et 200 enfants seraient affectés en France par ce syndrome. Un chiffre certainement sous-évalué car le diagnostic peut être difficile, les signes évocateurs sont encore mal connus et la maltraitance n’est pas toujours envisagée.
Parmi eux, 10 à 40 % des bébés secoués meurent des suites de ce qui s’apparente à un traumatisme crânien et cervical. La majorité des autres conservent des séquelles graves à vie (paralysie, épilepsie, troubles visuels), précise la Haute Autorité de Santé (HAS).
Le plus souvent, ce drame arrive lorsque la personne qui s'occupe de l'enfant, est exaspérée par ses pleurs. Dans 7 cas sur 10, le responsable est un homme et la fatigue physique et nerveuse joue un rôle de premier plan. Les enfants de moins d’un an sont les plus touchés par cette maltraitance, et en particulier les nourrissons de moins de 6 mois.

Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être : QUE FAIRE ?

Que peut-on faire en cas de pleurs du nourrisson ?

Un bébé ne connaît pas le sentiment de manipulation. Il est donc conseillé de tenter de le consoler plutôt que de le laisser pleurer sans rien faire. Une présence apaisante le rassurera et ne risque pas de favoriser de mauvaises habitudes de pleurs.
Il faut ensuite éliminer les causes classiques de pleurs :
- Lui donner à boire et à manger.
- Vérifier le change et l’état des fesses.
- Vérifier son ventre : regarder s’il est tendu une heure ou deux après la tétée, ce qui correspond à des coliques.
- Passer les doigts sur sa nuque pour détecter une sensation de froid ou de transpiration excessive.
- Essayer de le coucher pour le faire dormir.
- Regarder si son nez est bouché.
- Prendre sa température si sa peau est chaude ou … pour se rassurer.
Dans tous les cas, le bébé doit sentir une présence réconfortante : il faut le bercer, lui parler et le rassurer.
Robert Hamilton est un pédiatre américain qui a mis au point une méthode simple capable de calmer les pleurs des tout petits en moins de 10 secondes. Le processus est assez basique : l’homme replie les bras du bébé sur son torse, les maintient d’une main. De l’autre, il soutient les fesses du nourrisson et l’incline à 45 degrés avant de le faire doucement bouger de bas en haut. Une posture qui ressemble étonnamment à la position fœtale (voir la vidéo de démonstration dans le chapitre « plus d’infos »).

Quand consulter un médecin ?

- En cas de pleurs excessifs et prolongés.
- En cas de fièvre, de vomissements ou de diarrhées.
- Si les pleurs font suspecter une douleur.
- En cas de suspicion de chute.
- S’il ne s’alimente plus.

Ce qu’il ne faut pas faire

- Surtout ne pas secouer le bébé, les risques de lésions cervicales et cérébrales graves sont importants (« syndrome du bébé secoué »), même si le crâne ne reçoit aucun choc direct.
- De façon générale, il ne faut pas s’énerver, il est important de garder son calme.
- Ne pas paniquer, en cas de perte de contrôle de la situation, demander de l’aide à un proche de confiance.
- Ne pas culpabiliser.

Pleurs du bébé : une sensation de faim, de douleur ou de mal-être : PLUS D’INFOS
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