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Maladies cardiaques

Prévention de l’AVC : faut-il ou non prendre de l'aspirine ?

Les personnes de plus de 60 ans sans antécédents cardiovasculaires ne devraient pas prendre d’aspirine en prévention.

  • Par Jean-Guillaume Bayard
  • LIgorko/iStock
  • 13 Oct 2021
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    Il y a une trentaine d’années, des recherches scientifiques ont mis en avant les bienfaits de l’aspirine pris de manière préventive contre les risques cardiaques. Il était alors conseillé pour les patients à risque d’en prendre pour se prémunir de pareilles maladies. Mais depuis, plusieurs études sont venues mettre à mal cette doctrine. Ce mardi, un panel d’experts américains a assuré que la prise quotidienne d'aspirine chez les personnes de plus de 60 ans pour réduire le risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral (AVC) ne doit plus être recommandée car ses méfaits seraient supérieurs à ses bienfaits.


    Des bénéfices insuffisants face aux risques

    En 2016, les experts de l'U.S. Preventive Services Task Force aux États-Unis conseillent aux quinquagénaires qui ont un risque évalué de 10% de crise cardiaque ou d'AVC de prendre de l’aspirine pour se prémunir. Une recommandation qui pouvait s’étendre également aux sexagénaires à risque sur la base d'une décision individuelle. Celles-ci se fondent sur l’action anticoagulante de l’aspirine qui fluidifie le sang et empêche la formation de caillots, ce qui permettrait de réduire le risque d'infarctus ou d'AVC. Pour rappel, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité aux États-Unis.

    Ce mardi, les experts ont fait machine arrière et estimé que ces bénéfices n'étaient pas suffisants chez les plus âgés pour contrebalancer le risque accru d'hémorragie, notamment dans le cerveau ou les intestins. “L'utilisation d'aspirine quotidiennement peut aider à prévenir les crises cardiaques et les AVC chez certains, mais elle peut aussi causer des effets néfastes graves, comme une hémorragie interne”, a précisé dans un communiqué le Dr John Wong, membre de la Task Force. Pour les personnes de 40 à 59 ans, les membres de la Task Force se veulent moins catégoriques et laissent la décision aux patients “avec leur médecin pour décider ensemble si commencer à prendre de l'aspirine est bon pour eux”, ajoute le communiqué.


    Un débat public jusqu’à mi-novembre

    Si les recommandations des experts de la Task Force sont généralement suivies, elles n’ont pas de valeur contraignante. Une période de débats publics va être menée jusqu’à début novembre avant que des recommandations officielles potentielles ne soient annoncées.

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    JDF