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Alimentation

Hypertension : les bienfaits de la pomme de terre

La consommation de patates cuites au four ou bouillies permettraient de réduire la rétention de sodium et de faire baisser la tension artérielle.

  • Par Jean-Guillaume Bayard
  • YelenaYemchuk/iStock
  • 22 Sep 2021
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    Consommer de la pomme de terre permet-il de lutter contre l’hypertension ? Une récente étude, parue le 11 mai dernier dans la revue Nutritiens, suggère que cuites au four ou bien bouillies, les patates entraînent une réduction de la pression artérielle.


    Des résultats plutôt surprenants

    Les chercheurs américains de l’université de Purdue ont examiné les conséquences d’une alimentation riche en potassium provenant de pommes de terre au four, bouillies et frites au four ou d'un supplément de potassium. Les résultats ont révélé qu’un tel régime s’avère plus efficace pour réduire la pression artérielle.

    Des résultats plutôt surprenants compte-tenu des effets néfastes notamment des frites cuites au four sur la santé cardiovasculaire. “Bien que l'accent soit souvent mis sur la réduction des apports alimentaires en sodium afin de mieux contrôler la pression artérielle et le risque de maladie cardiovasculaire, ce n'est qu'une partie de l'histoire, affirme Connie Weaver, autrice principale de l’étude. Le potassium joue un rôle tout aussi important, et peut-être que le rapport potassium/sodium est le plus important dans le contexte de l'ensemble de la matrice alimentaire, car la farine de pomme de terre a entraîné une plus grande réduction de la rétention de sodium que le supplément de potassium seul.”


    Un lien de causalité

    Pour l’étude, 39 participants souffrant d’hypertension ont été recrutés. Ces derniers ont suivis successivement un régime occidental standard - généralement pauvre en potassium –, un régime riche en potassium, un autre comportant des pommes de terre cuites au four ou bouillies et, enfin, un régime avec des pommes de terre frites. Le nombre relativement faible de volontaires ainsi que la durée de l’étude – 16 jours – donnent quelques limites à l’étude mais les chercheurs pointent sur la rigueur avec laquelle celle-ci a été menée pour affirmer que les résultats établissent “un lien de causalité”.

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    JDF