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Accident vasculaire cérébral

Rupture d'anévrisme pendant la masturbation: un orgasme presque fatal

Un Japonais de 51 ans a dû être traité en urgence après de violents maux de tête suivant un orgasme. Il venait d'être victime d'une rupture d'anévrisme liée à son activité sexuelle.

  • Par Camille Sabourin
  • lolostock/iStock
  • 13 Fév 2021
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    Il ne cherchait que le plaisir, il va presque entrer dans les annales de la médecine. Les faits remontent à plusieurs mois : un Japonais de 51 ans a été victime d'une rupture d'anévrisme alors qu'il venait d'atteindre l'orgasme en se masturbant. Une première, le seul cas à ce jour observé de "dissection artérielle lié à la masturbation", selon les auteurs de l'étude qui rapporte ce cas et qui a été publiée en novembre 2020 dans le Journal of Stroke and Cerebrovascular Disease

    Cette "exclusivité" semble contestée puisque, à en croire le site Futura, deux autres cas de rupture d'anévrisme -c'est ce que signifie cette "dissection artérielle" qui se traduit par un anévrisme associé à un hématome qui rétrécit une artère-, suite à la masturbation auraient déjà été observés : deux femmes de 24 et 39 ans qui étaient décédées après cet accident vasculaire. Le patient japonais aura eu plus de chance. Il était, selon ses médecins, "hors de danger" lorsqu'il est sorti de l'hôpital où on lui avait posé un stent après le traitement de son anévrisme.


    Le scanner a révélé une hémorragie cérébrale

    Mais son cas avait d'abord intrigué les médecins. L'homme, de son propre aveu habitué aux plaisirs solitaires, avait en fait ressenti lors de l'orgasme une très violente douleur dans le côté gauche de la tête et avait été pris de vomissement. Hospitalisé en urgence, il avait passé un scanner révélant une hémorragie cérébrale. Mais l'angiographie n'avait pas permis de définir l'origine du saignement et ce n'est qu'au bout du neuvième jour d'hospitalisation a finalement repéré sur sa carotide gauche une "lésion dilatante qui s'est transformée en anévrisme". "Il n'est pas rare que le diagnostic de coronaropathie ne soit pas établi sur la phase très aiguë car les signes angiographiques de dissection peuvent être apparents en phase subaiguë ou chronique comme dans notre cas", soulignent les auteurs de l'étude.


    La masturbation augmente la fréquence cardiaque et la pression artérielle

    Ils soulignent que, selon des travaux antérieurs, il est établi que "la masturbation induit des augmentations transitoires de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et des taux plasmatiques de noradrénaline, ces changements physiologiques induits par la masturbation étant considérés comme contribuant au développement d'un syndrome coronarien aigü".

    L'anévrisme du patient japonais a finalement été traité par voie endovasculaire et, par précaution, les médecins ont également mis en place un stent pour s'assurer que le sang ne s'accumule pas à nouveau dans la poche de l'anévrisme. 

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    JDF