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Autisme : une épidémie de troubles du développement de l’enfant

Publié le 02.04.2020
Mise à jour 02.04.2020
Autisme : une épidémie de troubles du développement de l’enfant
KatarzynaBialasiewicz/iStock

L’autisme est un trouble envahissant du développement qui touche de plus en plus d’enfants ces dernières décennies et certains médecins parlent d’une « épidémie ». La recherche et le dépistage ont évolué et permettent un diagnostic de plus en plus précoce pour une prise en charge adaptée.

Autisme et TED : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
L'autisme est un trouble chronique appartenant aux « Troubles du Spectre Autistique » (« TSA ») ou « Troubles Envahissants du Développement » dans leur précédente nomination.

Qu'est-ce que l’autisme ?

L’autisme est un trouble chronique appartenant aux « Troubles du Spectre Autistique » (ou « TSA ») qui sont caractérisés par des altérations qualitatives des interactions sociales, des problèmes de communication (langage et communication non verbale), ainsi que par des troubles du comportement correspondant à un répertoire d’intérêts et d’activités restreint, stéréotypé et répétitif. Le handicap associé est variable, allant de léger à sévère. Il est presque toujours associé à des difficultés d’apprentissage.
L’autisme n’est ni un trouble psychologique, ni une maladie psychiatrique. Ce dysfonctionnement neurobiologique affecte tous les aspects du développement, que ce soit sur le plan intellectuel, moteur ou comportemental. L’autisme se caractérise par un isolement, une perturbation des relations avec les autres, des troubles du langage, de la communication en générale et un intérêt limité pour les activités qui sont souvent stéréotypées.
Les premiers signes apparaissent dans l’enfance, souvent pendant les trois premières années de vie. Les signes et leur sévérité varient d’un autiste à l’autre, entrainant un handicap plus ou moins important dans sa vie quotidienne. La communication et les interactions sociales resteront difficiles pendant toute la vie de l’autiste.
Aucun traitement ne permet à l’heure actuelle de guérir l’autisme. Mais, pour beaucoup d’enfants, les signes s’amélioreront avec une prise en charge spécifique et adaptée. De nombreux progrès ont été réalisés dans les domaines éducatifs et pédagogiques. Les thérapies et les interventions comportementales ciblent les signes et apportent des améliorations considérables. En grandissant, certains autistes pourront mener une vie normale ou quasi-normale, et même avoir une insertion socio-professionnelle. De nos jours, seuls les autistes les plus gravement atteints vivent en institution.

Qui est atteint par l’autisme ?

Toutes les études épidémiologiques montrent que l’autisme peut atteindre tous les enfants, quelle que soit leur origine sociale, le niveau d’éducation des parents ou encore l’origine ethnique : un enfant sur 100 est atteint.
Les garçons sont plus touchés que les filles (quatre garçons pour une fille). De même, lorsqu’un enfant est touché dans une fratrie, ses frères et sœurs ont plus de risque d’être atteints par un autisme, un syndrome d’Asperger ou un Trouble du Spectre Autistique : ce risque varie de 2 à 8 %.
Même si les critères diagnostics ont évolués, la fréquence de l’autisme est restée stable pendant trente ans, mais ces dernières années, elle augmente dans le monde entier de façon continue, devenant un problème inquiétant de santé publique. Depuis les années 2000, elle est passée de 5 enfants pour 10 000 à un enfant sur 100. L’hypothèse d’une « épidémie » est avancée et des facteurs génétiques et environnementaux expliquant ce trouble sont envisagés par les recherches les plus récentes.

Quels sont les signes de l’autisme ?

L’autisme est un trouble du développement d’origine neurobiologique dont le diagnostic se fait sur la base de signes altérant le comportement et du développement.
Il existe trois signes qui caractérisent l’autisme et permettent de faire le diagnostic :
• Des troubles de la communication, à la fois verbale et non verbale.
• Des perturbations dans les relations sociales.
• Des troubles du comportement comme des gestes stéréotypés et répétitifs, des rituels, ou des intérêts restreints.
La sévérité, l’âge de leur apparition ou les associations avec d’autres troubles (retard du développement intellectuel, ou épilepsie par exemple) varie d’un enfant à l’autre et dans le temps. Il existe autant de formes d’autisme qu’il existe d’autistes.
On distingue une forme précoce dans les premiers mois, une forme intermédiaire entre un et deux ans et une forme plus tardive après l’âge de deux ans, mais rarement après l’âge de trois ans.
Les premiers signes de l’autisme sont généralement détectés par les parents dès les deux premières années de vie de leur enfant, parfois même dès les premiers mois, et concernent souvent la communication verbale et non verbale :
• Des problèmes de compréhension. Le discours est stéréotypé et répété (répétition par exemple des dialogues de dessins animés).
• Des difficultés à utiliser le langage. Dans la moitié des cas, le langage est absent ou réduit à quelques mots. Il s’agit parfois d’écholalies (répétitions du discours de son interlocuteur) avec des intonations peu appropriées. Le « je » n’est pas utilisé.
• Une absence de réponse à l’appel de son prénom.
• Une fixité du regard, un regard dans le vague, ou une expression anormale des émotions sur le visage (« mimogestualité »).
Lorsque l’enfant grandit, des perturbations dans ses relations sociales apparaissent :
• Une absence de sourire en réponse à celui de ses parents ou des autres.
• Une absence de réaction lors des sollicitations.
• Un isolement et une indifférence. L’enfant ne cherche pas particulièrement à jouer et interagir avec les autres.
• L’impossibilité de deviner ce que les autres pensent.
• Des difficultés dans le partage des émotions.
• Un manque d’empathie et de compassion.
Le troisième pilier de signes, les troubles du comportement, apparaissent dès le plus jeune âge :
• Les jouets sont alignés ou agités inlassablement.
• Les jeux de rôle ou d’imitation sont impossibles.
• L’enfant est fasciné par des objets inhabituels (bouts de ficelle, plumes ou miettes).
• Les gestes sont stéréotypés (agitation des mains devant les yeux par exemple, déambulation ou sautillements).
• Il existe une hypersensibilité ou au contraire une indifférence aux bruits, au toucher ou à la douleur.
• Des difficultés d’adaptation au changement dans le quotidien.
• Des comportements auto-agressifs et des automutilations.
D’autres signes peuvent accompagner cette triade :
• Des troubles neurologiques, comme l’épilepsie (un tiers des autistes) ou l’hypotonie qui engendre une maladresse gestuelle.
• Un retard mental plus ou moins important dans 70 % des cas (40 % des autistes ont un QI inférieur à 50), ou au contraire des capacités intellectuelles importantes comme dans le syndrome d’Asperger (30 % des cas).
• Des troubles alimentaires avec un refus de la nourriture solide ou des habitudes mono-alimentaires (un seul aliment n’est accepté).
• Des troubles de la déglutition et de la mastication.
• Des troubles du sommeil (insomnies, réveils nocturnes, nuits courtes).
• Des troubles de la concentration et de la mémorisation.
• Des déficiences auditives ou visuelles (un tiers des autistes).

Quelles sont les causes de l’autisme ?

Les chercheurs ont actuellement suffisamment d’arguments pour dire que l’autisme est un trouble précoce du développement du cerveau, en particulier lors de la formation des réseaux neuronaux et des connexions (« synapses ») entre les cellules nerveuses (« neurones »).
Les causes de ce trouble neurobiologique restent floues mais leur origine est multifactorielle, avec une forte implication de facteurs génétiques. Etre un garçon et avoir des antécédents familiaux sont deux facteurs de risque reconnus : les troubles envahissant du développement sont en effet quatre fois plus fréquents chez les garçons que chez les filles. Et dans une fratrie où il existe déjà un enfant atteint, on estime que le risque de développer un autisme pour un nouvel enfant serait de 4 % si l’enfant déjà atteint est un garçon, de 7 % si c’est une fille.
Les données scientifiques disponibles montrent que les maladies cœliaques secondaires à une intolérance au gluten, la vaccination combinée contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) ou encore les caractéristiques psychologiques des parents ne sont pas des facteurs de risque d’autisme. L’idée selon laquelle l’autisme trouverait son origine dans des troubles de la relation entre la mère et son enfant est à présent totalement abandonnée.
La grande variété de tableaux autistiques, laisse penser aux chercheurs qu’il ne s’agit pas d’une seule cause mais bien d’une combinaison de plusieurs facteurs qui influenceraient plus ou moins chaque autiste dans l’apparition du trouble.
Il s’agit de causes génétiques (plusieurs gènes ont été identifiés), toxiques (les antibiotiques, l’acide valproïque, des antidépresseurs ISRS et l’alcool pendant la grossesse favoriseraient l’apparition d’un autisme chez l’enfant), infectieuses (rubéole ou rougeole chez la mère pendant la grossesse dans 10 à 30 % des cas), environnementales (hypothèse de l’influence des pesticides et de la pollution pendant la grossesse ou dans la petite enfance), en rapport avec le microbiote intestinal (modifications de la « flore intestinale » chez certains autistes), et psychologiques (antécédents de maltraitances chez la mère).
En revanche, ni le niveau social ou éducatif, ni l’origine ethnique, n’ont une influence sur l’apparition de l’autisme.

Qu’est ce que le syndrome d’Asperger ?

Le syndrome d’Asperger est une forme particulière d’autisme et les autistes Asperger représenteraient environ 30 % des autistes.
Il s’agit d’autistes à « haut niveau » intellectuel : ils n’ont pas de retard de langage mais ont au contraire des capacités de mémoire ou de concentration que n’ont pas la plupart des autistes. En revanche, ils souffrent des mêmes troubles des interactions sociales et des mêmes comportements stéréotypés.
Ce sont souvent des personnes intelligentes, perfectionnistes, exigeantes et avec une grande capacité d’analyse qui accordent une importance particulière aux détails. Leurs centres d’intérêt sont précis et sortent parfois de l’ordinaire (mathématiques, langues, dessin). Certains autistes Asperger sont connus pour parler plusieurs langues, faire de la recherche fondamentale ou dessiner avec une grande minutie des paysages.

Comment évolue l’autisme ?

L’évolution est très variable d’un autiste à une autre. L’autisme interfère dans tous les domaines de l’apprentissage et entraîne un développement disharmonieux. Certaines capacités s’améliorent avec le temps alors que d’autres ne se développent jamais.
L’évolution des signes et du handicap dépend de plusieurs facteurs : les conditions d’apparition des signes et leur précocité, leur intensité et le handicap engendré, la présence de troubles associés (retard mental, épilepsie, maladies physiques), les capacités intellectuelles, l’entourage familial, la précocité de la prise en charge, le projet personnalisé d’accompagnement, les mesures éducatives et pédagogiques, les soins médicaux, la disponibilité des infrastructures.
Le pronostic dépend du retard mental, de la présence d’une épilepsie associée, et de l’apparition du langage avant l’âge de 6 ans. Pendant la puberté, une aggravation peut apparaître pendant quelques années, avec un retour à l’état antérieur dans la plupart des cas. Certains autistes restent très handicapés toute leur vie, sans accéder au langage, alors que d’autres développent une autonomie personnelle et une intégration relativement adaptée. La grande majorité des autistes restent dépendants d’un accompagnement important tout au long de leur vie.

Quelles sont les complications de l’autisme ?

De nombreuses complications accompagnent l’autisme et doivent être traitées autant que possible.
Il faut prendre en compte les troubles sensoriels (hypersensibilité ou au contraire indifférence à la douleur, à la température, aux bruits, au goût, à la vue, au toucher ou aux sensations internes) et les troubles du comportement comme des automutilations (morsures, chocs répétés contre les murs) ou des crises de colère, de pleurs, de panique, voire d'agressivité.
Les crises d’épilepsie partielle ou totale doivent être traitées. Il peut exister une « sclérose tubéreuse » à l’origine de tumeurs bénignes dans les organes, notamment dans le cerveau. Dans certains cas, le retard mental est tel, avec un QI inferieur à 50, que les enfants doivent être pris en charge en institution spécialisée.
Le « syndrome de l’X fragile » est fréquemment associé, surtout chez les garçons, à des troubles digestifs avec des épisodes de diarrhées très importantes ou la consommation d’objets non alimentaires, ainsi qu’à des troubles du sommeil avec des difficultés d'endormissement et des réveils nocturnes.
Les autistes ont une santé fragile qu’il est important de surveiller régulièrement. Du fait des troubles du comportement, des gestes stéréotypés ou des automutilations, ils sont sujets à divers traumatismes physiques comme des plaies ou des fractures. Un soin particulier est aussi à accorder à l’hygiène dentaire.

Autisme et TED : DIAGNOSTIC

Quand faut-il évoquer un autisme ?

Les premiers signes évocateurs de l’autisme apparaissent le plus souvent entre 18 et 36 mois.
L'autisme passe souvent inaperçu dans la petite enfance. Cependant, certains signes peuvent alerter les parents dés l’âge de 18 mois : l’enfant est trop calme ou au contraire trop excité. Il semble indifférent au monde sonore et aux personnes qui l’entourent. Il ne répond pas à son prénom, ne montre pas ses émotions et fuit le regard. Il ne réagit pas (ou peu) aux séparations et aux retrouvailles. Il ne sourit pas (ou rarement) et reste silencieux. Il ne se reconnaît pas dans un miroir. Il a des troubles de la marche sans cause physique. Il ne joue pas à faire « coucou » et ne cherche pas à imiter les adultes. Il ne parle pas, n’arrive pas à répéter les mots et ne comprend pas les nouveaux mots. Il développe des comportements répétitifs (reproduit toujours le même geste) et s’intéresse à un nombre très restreint d’objets. Il ne joue pas de façon adaptée et souvent se contente d’aligner ses jouets. Il a des troubles du comportement alimentaire (ne mange qu’un seul aliment).
Tout retard dans son développement et/ou toute anomalie dans son comportement, seul ou avec les autres, doit faire rechercher un autisme.
C’est généralement lors de l’entrée en crèche, à l’école, ou à la garderie que les manifestations sont les plus importantes, lorsque l’enfant a des difficultés lors des interactions sociales, de la communication et du comportement.

Avec quoi peut-on confondre l’autisme ?

Même si l’autisme n’est plus considéré comme une maladie mentale, il est souvent confondu avec d’autres troubles psychiatriques comme la « psychose infantile » avec des hallucinations visuelles et auditives, le retard mental qui peut engendrer des troubles des relations sociales, le « syndrome de Rett », maladie génétique rare qui touche plutôt les filles, où développement est normal jusqu’à l’âge de six mois puis l’enfant régresse et des signes autistiques apparaissent, le TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) à cause des troubles de l’attention, de la concentration et du comportement qui entrainent parfois des troubles relationnels avec les autres enfants.
Des maladies physiques peuvent aussi être évoquées face à un autisme : épilepsie bien sûr, mais aussi surdité, cécité, hydrocéphalie, maladies métaboliques.
Un examen clinique et un bilan psychologique complet est nécessaire pour conclure à un autisme. Le diagnostic ne peut être fait qu’après avoir éliminé les autres causes possibles des différents signes.

Quand faut-il consulter un médecin ?

La première consultation survient généralement suite aux inquiétudes des parents face à des signes étranges concernant le développement de leur enfant.
Le médecin traitant ou le pédiatre peuvent réaliser les premiers examens physiques et psychologiques à la recherche d’une autre cause. Le diagnostic d’autisme se fera par élimination des causes qui peuvent être à l’origine des différents signes de l’enfant.
Plus le diagnostic est précoce, et plus la prise en charge permet d’améliorer certains signes. Il est donc préférable de consulter sans retard en cas de doute sur le comportement et le développement de l’enfant.
La démarche diagnostique fera ensuite intervenir toute une équipe de professionnels (orthophoniste, psychiatre, généticien, ORL, ophtalmologue, neurologue) et le CRA (Centre Ressource Autisme) le plus proche.

Comment faire le diagnostic d’autisme ?

Le diagnostic d’autisme est difficile à établir. Il est essentiellement clinique. Aucun marqueur biologique, ni test prénatal n’est disponible.
Il repose sur des observations du comportement de l’enfant en fonction de son âge ainsi que sur les entretiens avec les parents. Même si certains signes peuvent alerter dans les premiers mois de vie, le diagnostic n’est cependant fiable qu’à partir de l’âge de 2 ans.
Après un examen clinique complet, différents examens permettent de confirmer le diagnostic. Des examens pour éliminer les autres maladies d’abord : tests de langage en fonction de l’âge, bilan orthophonique en cas d’absence ou d’anomalie de la communication, évaluation de l’audition et de la vue, IRM du cerveau dans certains cas, recherche de maladies génétiques, examens métaboliques, électroencéphalogramme en cas d’épilepsie.
Des examens spécialisés sont ensuite nécessaires : tests psychomoteurs (activités stéréotypées, motricité, schéma corporel, agilité, développement moteur, marche), tests neuropsychologiques pour apprécier les compétences cognitives (mémoire, attention). Certains tests comme le M-CHAT sont disponibles dés l’âge de 18 mois, et d’autres plus tard comme l’ADOS ou l’ADI-R, tests de communication (compréhension, expression, mimiques, gestualité, jeu avec d’autres enfants du même âge).
Le diagnostic peut être évoqué par le médecin traitant mais il n’est confirmé qu’après la réalisation de l’ensemble de l’évaluation par un pédopsychiatre du centre de diagnostic appelé « Centre Ressource Autisme » (CRA) situé, en général, au sein des CHU (Centre Hospitalier Universitaire). Ces centres sont composés d’une équipe pluridisciplinaire spécialisée et formée au diagnostic, à l’orientation et au suivi de l’autisme.
D’après le DSM (Manuel Diagnostique et Statistique des maladie mentales), pour faire le diagnostic d’autisme, il faut à la fois la présence d’altérations dans les interactions sociales, de troubles du comportement avec des activités et des centres d'intérêt restreints, des stéréotypies et des comportements répétitifs, dans certains cas des troubles de la communication verbale et non verbale (ce n’est pas le cas pour le syndrome d’Asperger par exemple). Ces problèmes doivent être permanents et présents dans tous les domaines de la vie quotidienne et dans toutes les situations.

Quels sont les centres de diagnostic de l’autisme ?

La France s’est dotée depuis 2005 de « Centres Ressources Autismes » (CRA) répartis un peu partout sur le territoire avec un centre par région au sein des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU). Il s'agit de structures médico-sociales publiques destinées aux proches et aux personnes présentant un trouble du spectre autistique. L’équipe pluridisciplinaire est composée de médecins (pédopsychiatres, neurologues), infirmiers, assistants sociaux, éducateurs, orthophonistes ou psychomotriciens.
Les CRA servent de centre de référence régional et ont pour mission de diagnostiquer, évaluer et orienter les enfants autistes vers une prise en charge, informer et conseiller les parents et leurs proches, ainsi que travailler en collaboration avec les professionnels de santé et de l'éducation au contact des personnes autistes.

Autisme et TED : TRAITEMENT

Que peut-on faire en cas d’autisme ?

Il n’existe pas à ce jour de traitement capable de guérir l’autisme, mais différentes prises en charge sont disponibles pour répondre aux difficultés et aux problèmes de chaque enfant. Plus le diagnostic est précoce (avant l’âge de 3 ans), et plus l’accompagnement sera efficace pour ralentir l’évolution, favoriser les relations sociales et l’autonomie.
Le projet est toujours personnalisé et s’adapte au plus près de la situation familiale et géographique de l’autiste, à ses signes et à ses difficultés. La prise en charge repose en général sur trois grands axes qui s’ajustent en fonction des troubles, et de l’évolution : l’axe éducatif qui a pour but de favoriser l’autonomie, l’axe pédagogique qui valorise les apprentissages et l’axe thérapeutique qui encourage la santé mentale et physique.
Cet accompagnement personnalisé est quotidien et il doit évoluer tout au long de la vie de l’autiste, en fonction de ses progrès et de ses capacités. Même à l’âge adulte, il est encore possible d’améliorer certains signes.
Il n’existe donc pas une seule prise en charge mais des modalités différentes qui s’ajustent en fonction de chacun, des difficultés, de l’évolution, mais aussi en fonction de la famille et du lieu de résidence. Les accompagnements souples et ouverts, combinant plusieurs modalités de prise en charge sont à privilégier.

Quels sont les principes du traitement de l’autisme ?

Il n’existe pas de traitement spécifique de l’autisme, mais une prise en charge précoce et adaptée à l’enfant permet d’améliorer ses capacités à interagir avec le monde qui l’entoure et à s’y adapter. Cette prise en charge est pluridisciplinaire et individualisée.
L’enfant reçoit des soins éducatifs qui l’aident à développer son langage, ses compétences cognitives, sensorielles et motrices, à adapter son comportement, à gérer ses émotions… L’objectif est de lui apprendre à interagir avec les autres et à acquérir de l’autonomie.
Le développement de l’enfant est régulièrement évalué (au moins une fois par an), de manière à pouvoir ajuster sa prise en charge.
Un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique, améliore les capacités relationnelles et les interactions sociales, mais aussi l’autonomie, le langage et la communication non verbale.
Aucun traitement médicamenteux, ni aucune prise en charge ne peuvent actuellement guérir l’autisme. En revanche, une prise en charge adaptée et personnalisée peut améliorer les signes et limiter le handicap. Pour améliorer le pronostic du trouble, il est important de faire le diagnostic le plus tôt possible, mettre en place un programme personnalisé, faire appel à des intervenants multidisciplinaires (éducateurs, instituteurs, médecins, psychologues, infirmiers, orthophonistes ou encore psychomotriciens), utiliser des mesures éducatives et pédagogiques dés le plus jeune âge et pendant toute la vie et traiter les complications associées.
Les mesures éducatives disponibles utilisent des méthodes cognitives et comportementales dès les premiers signes de la petite enfance et tout au long de la vie, telles que :
• La méthode ABA ou « analyse du comportement appliquée », qui permet l’apprentissage dans un cadre structuré. Elle aide l’autiste à gérer ses comportements perturbateurs pour lui permettre de s’adapter et de s’intégrer à la société. Elle favorise ainsi l’indépendance, l’autonomie, et la liberté d’action.
• La méthode TEACCH ou « éducation structurée » est un programme basé sur la communication. Il permet de structurer et d'adapter l'environnement à l’autiste, tant sur le plan physique que social. L'entourage s'adapte ainsi à l'enfant et à ses difficultés et s’appuie sur ses forces.
• Le PECS, un « programme d’éducation par l’image » qui s’adresse surtout aux autistes non verbaux. Grâce à l'utilisation de pictogrammes, adaptés au niveau de compréhension de l’autiste, il favorise la communication. Il est utilisable en toutes circonstances, à l’école ou à la maison par exemple et complète souvent les méthodes TEACCH et ABA.
Ces outils permettent de développer l’autonomie et les habitudes de communication, en particulier chez les enfants non verbaux n’ayant pas accès au langage.
L'approche psychanalytique de l’autisme, longtemps considérée comme la seule alternative de prise en charge, est remise en question ces dernières années. Les recommandations de l’HAS (Haute Autorité de Santé) en 2012, considèrent cette approche comme « non consensuelle », c’est-à-dire qu’elle ne constitue pas l’outil à privilégier dans l’accompagnement des autistes.
L’accompagnement des parents et des proches est très important. L’autisme d’un ou de plusieurs membres de la famille peut engendrer des problèmes d’anxiété, de fatigue et de dépression chez les aidants. Du fait de l'insuffisance de structures adaptées à la prise en charge scolaire, éducative, sociale et thérapeutique, les familles sont souvent très sollicitées pour s’occuper de leur enfant, parfois même à temps plein.

Quels sont les médicaments de l’autisme ?

A l’heure actuelle, il n'existe pas de traitements médicamenteux de l’autisme. Les seuls médicaments utilisés et recommandés le sont pour traiter les complications associées. Il peut s’agir d’antiépileptiques en cas d’épilepsie, de médicaments pour traiter le transit intestinal, de neuroleptiques en cas de troubles du comportement importants ou d’anxiété, de somnifères ou de mélatonine en cas de troubles du sommeil. La piste des probiotiques fait l’objet de recherche.

Quel est l’intérêt de la psychothérapie dans l’autisme ?

La psychothérapie basée sur des approches comportementales permet d’augmenter la gestion du comportement et des émotions, mais aussi l’intégration dans l’environnement et les relations avec le monde et l’entourage. Elle fait appel à des praticiens formés à la spécificité de l’autisme.
Le processus psychothérapeutique se caractérise par une thérapie personnalisée et adaptée à chaque autiste. Le thérapeute l’encourage à s’exprimer verbalement ou par des images (programme PECS), en soutenant ses efforts de langage, tout en ayant une grande capacité de tolérance et de contenance de ses émotions, de ses pulsions violentes ou des troubles du comportement. Ce cadre thérapeutique, l’ajustement du thérapeute et sa tolérance face aux troubles du comportement, favorisent l’expression des émotions et le travail de verbalisation de l’autiste.
Il ne s’agit donc pas d’une approche unique, mais là encore, d’un outil disponible, en complément des autres mesures éducatives et pédagogiques, permettant de réduire les signes et de faciliter la vie de l’autiste et de son entourage au quotidien.

Quelle est la place de la nutrition dans l’autisme ?

Les autistes présentent très souvent des troubles intestinaux chroniques avec des épisodes de diarrhée.
Des recherches sur le microbiote sont en cours et différentes hypothèses immunologiques évoquent la possibilité de réduire certains signes via un régime alimentaire spécifique : restriction des allergènes alimentaires, éviction du gluten et de la caséine, suppléments en vitamine B6 et B12, éviction de levures, apports important en probiotiques, éviction de produits industriels et transformés pour favoriser les aliments issus de l’agriculture biologique et limiter les pesticides, éviction du sucre, des conservateurs et des édulcorants…
Aucune de ces hypothèses n’a démontré scientifiquement une efficacité. Ces changements alimentaires ne doivent donc être réalisés que dans le cadre d’un suivi avec un professionnel de santé, et toujours en complément des autres interventions.

Qu’elle est la prise en charge de l’autisme à l’âge adulte ?

À l’âge adulte, les modalités de prises en charge sont un peu différentes car elles mettent l’accent sur l’autonomie.
Il s’agit de favoriser l’accès au logement grâce à des réseaux de soutien, l’insertion professionnelle, la poursuite de l’apprentissage de façon continue et permanente, un soutien pour prendre ses propres décisions, agir et parler en son propre nom.
Il faut le plus souvent envisager une protection par curatelle ou tutelle et mettre en place une reconnaissance du statut d’handicapé et le versement de l’Allocation Adulte Handicapée (AAH) par l’Etat.
Certains autistes trop lourdement handicapés peuvent être hébergés de façon permanente dans des centres d’accueil et d’hébergement spécialisés. Le nombre d’établissement étant restreint, la liste d’attente est souvent très longue et plusieurs années sont nécessaires avant qu’une place ne soit disponible.

Quelles sont les limites de la prise en charge ?

Les recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm), publiées en mars 2012, recommandent :
Un diagnostic et une évaluation précoces avec des évaluations régulières au moins une fois par an par une équipe d’intervention afin d’ajuster la prise en charge.
• Un projet personnalisé d’interventions précoces (avant l’âge de 4 ans et dans les 3 mois suivant le diagnostic), globales, coordonnées et élaborées en partenariat avec les parents et l’enfant. Les interventions sont fondées sur une approche éducative, comportementale et développementale qu’il y ait ou non un retard mental associé.
De donner une vraie place à l’enfant et à sa famille en respectant leur singularité et en favorisant les interventions spécifiques visant la communication, même non verbale, avec la participation de l’entourage.
Par ailleurs, l’HAS et l’Anesm rappellent aux parents d’être prudents vis-à-vis d’interventions présentées comme permettant de supprimer complètement les signes de l’autisme, voire de guérir totalement leur enfant. Aucune preuve n’existe à l’heure actuelle sur une telle efficacité. De même, il est recommandé de se méfier des méthodes exclusives car l’abandon d’interventions pluridisciplinaires présente un danger et induit une perte de chances pour l’enfant ou l’adolescent.
La prise en charge de l’autisme se heurte cependant à des limites qui ralentissent les acquisitions, comme le diagnostic souvent trop tardif qui retarde la mise en place d’un plan d’accompagnement personnalisé, une prise en charge insuffisante, du fait du manque de personnel socio-éducatif et médical formé à cette problématique spécifique, une insuffisance de moyens déployés pour l’accès aux soins, le manque de thérapeutique et de recherche ou l’absence de prise en charge personnalisée.
Les avancées récentes dans le domaine éducatif et pédagogique constituent aujourd’hui le cœur de la stratégie de prise en charge globale des autistes. Cependant, il existe encore trop peu de personnes qualifiées et accessibles dès le plus jeune âge et jusqu’à l’âge adulte.

Où en est la recherche ?

L’objectif de la recherche est de pouvoir un jour guérir l’autisme.
Différents axes de recherche portent sur plusieurs pistes prometteuses comme la génétique avec l’identification des gènes en cause, l’isolement de bactéries et virus en cause, y compris un rôle hypothétique de la vaccination.
La piste immunologique est également suivie avec les allergies et les maladies auto-immunes. La recherche explore aussi la piste intestinale avec le microbiote (flore bactérienne digestive) et les intolérances alimentaires, ainsi que la piste toxicologique à travers l’influence de la pollution et des pesticides.
Des recherches sont aussi en cours dans le domaine de la psychologie et de l'éducation pour comprendre les processus cognitifs affectés par l'autisme afin de développer des stratégies éducatives mieux adaptées et des programmes efficaces.

Autisme et TED : VIVRE AVEC

Comment prévenir l’autisme ?

Les causes de l’autisme étant encore floues et souvent multiples, aucune mesure de prévention n’est efficace. Certaines études ont mis en avant le bénéfice d’une supplémentation en vitamine B9 pendant la grossesse. Cette mesure reste discutée par la communauté scientifique.
La seule façon de prévenir l’autisme est d’agir sur les facteurs dont on suppose qu’ils seraient en cause dans l’apparition de la maladie comme la consommation d’alcool, de médicaments et de drogues pendant la grossesse, l’exposition aux pesticides, la vaccination contre la rubéole et la rougeole. Certains préconisent de limiter la prescription d’antibiotiques dans la petite enfance aux causes bactériennes avérées.
Cependant, l’origine de la maladie étant probablement multifactorielle, il est impossible d’appliquer une stratégie de prévention efficace à l’heure actuelle.

Comment vivre avec un autisme ?

L’autisme affecte le fonctionnement du cerveau, la communication, la reconnaissance des expressions, les codes sociaux et émotionnels, et entraine des troubles du comportement et une hypersensibilité émotionnelle qui peuvent compliquer les relations avec les autres.
Au prix d’une prise en charge précoce et adaptée à ses troubles, il est possible pour l’autiste de développer ses capacités et de s’intégrer à la société. L’accompagnement doit être permanent, que ce soit à l’école ou à la maison. L’enfant doit pouvoir bénéficier d’apprentissages spécifiques sur l’autonomie (alimentation, hygiène, marche), la socialisation (jeu avec les autres, loisirs, activité professionnelle), la communication (parole ou pictogrammes), le comportement (seul ou avec les autres), tout ceci avec des professeurs formés.
Une organisation claire, en faisant participer l’enfant à son emploi du temps, est nécessaire car les autistes détestent les imprévus et ceux-ci peuvent déclencher des crises d’angoisse ou de violence. Il est important de planifier et de décliner clairement toutes les activités avec les mêmes intervenants.
La mise en place d’un projet personnalisé depuis la petite enfance, en fonction de l’évaluation des besoins, des compétences et avec l’accord de la famille, permet d’améliorer la qualité de vie et la gravité des symptômes.

Comment se passe la scolarité des autistes ?

Dans la plupart des cas, l’enfant autiste sera scolarisé dans une école ordinaire mais il bénéficiera d’aides spécialisées dans l’école. Le but est de favoriser son intégration dans la société en vivant de façon collective avec d’autres enfants qui ne présentent pas de handicap. Un accompagnement pluridisciplinaire sera mis en place, autant par l’équipe pédagogique, que par les professionnels de santé, pour s’adapter au plus prêt à ses besoins. Une aide de vie scolaire (AVS) est là pour les aider dans l’écriture, la communication, le comportement et la compréhension.
Les cas d’autisme grave avec troubles du comportement et de la communication importants seront pris en charge dans des établissements spécialisés où les groupes sont constitués avec un petit nombre d’enfant. L’objectif est alors de les aider à communiquer et à canaliser leur comportement pour ensuite envisager un apprentissage scolaire adapté.

Que deviennent les enfants autistes ?

Grâce à l’éducation et aux diverses prises en charge, de nombreux signes vont s’atténuer.
Les principaux facteurs prédictifs de l’évolution à travers la prise en charge sont un diagnostic et un accompagnement précoce, une éducation adaptée aux capacités intellectuelles et un suivi personnalisé tout au long de la vie. La permanence et la cohérence des soins dans la durée sont, en effet, nécessaires à l’accompagnement et au suivi des autistes et de leur famille.
Si un langage fonctionnel n’est pas acquis à l'âge de 5 ans, la probabilité de l’acquérir devient de plus en plus faible avec l’âge. Plus de la moitié des autistes continueront à présenter des troubles des interactions sociales. Les troubles du comportement sévères persistent chez un autiste sur cinq à l’âge adulte. L'expression des émotions s'améliore plus chez les autistes sans retard mental (QI > 70).
Entre l’enfance et l’âge adulte, l’adolescence est une période délicate qu’il est important de surveiller étroitement. Dans 20 à 35 % des cas, il est possible d’observer une aggravation transitoire des troubles à cette période pendant un à deux ans. Seuls 8 % à 10 % ne récupèrent pas de cette aggravation. De même, chez les autistes de haut niveau, ou atteints du syndrome d’Asperger, une dépression peut apparaître à l’adolescence à cause de la prise de conscience de leurs difficultés sociales.
Les difficultés d’accès aux soins, et surtout à l’éducation, rendent difficile l’insertion professionnelle des autistes à l’âge adulte. Du fait du statut d’adulte handicapé, une Allocation Adulte Handicapé (AAH) leur est allouée, cependant, rares sont les autistes qui quittent le domicile familial ou les établissements spécialisés pour un appartement en toute autonomie. Une aide quotidienne est souvent nécessaire, même à l’âge adulte.
Une mesure de tutelle ou de curatelle est souvent proposée en fonction du degré du handicap, pour la gestion des finances et des démarches administratives qui restent obscures pour les autistes, malgré toute l’autonomie qu’ils peuvent acquérir.

Quelle est la place de la famille ?

La famille est, dès le début, un partenaire privilégié dans l’accompagnement de l’enfant et elle garantit la pérennité du projet tout au long de la vie de l’autiste. La prise en charge se met en place après concertation entre les parents et l’équipe pluridisciplinaire (médecins, professionnels de santé, enseignants, éducateurs, assistants sociaux) pour définir les priorités spécifiques de leur enfant.
La famille a donc un rôle essentiel pour veiller à la qualité de la communication au sein de la famille et de la fratrie à propos du handicap, des différences, de l'inconfort, de la place de chacun, ou des émotions, ne pas culpabiliser l’enfant et la fratrie, gérer les tensions entre les membres de la famille en intervenant que lorsque cela est nécessaire…
L’autisme est souvent une source de souffrance pour la famille qui s’épuise à cause de la surcharge de travail. Une attention toute particulière doit donc être portée pour protéger chacun des membres. Une aide professionnelle est recommandée dans la gestion du quotidien pour que chacun puisse être à sa place en tant que parent, frère ou sœur.
L’appartenance à un réseau est très importante pour ne pas s’isoler et être la proie de charlatans plus ou moins bien intentionnés. Les professionnels de santé se doivent de donner des informations sur toutes les interventions possibles et disponibles.

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L’autisme en France

On estime qu’un enfant sur 100 est atteint d’autisme dans les pays développés. L’autisme touche 640 000 personnes en France dont 160 000 enfants. Il concerne 8 000 naissances par an et 4 fois plus les garçons que les filles.
La fréquence de l’autisme est de 1,7 à 4 pour 1 000 habitants et pour l’ensemble des troubles du spectre autistique, de 3 à 7 pour 1000 habitants.

Les liens de l’autisme

Recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur les interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent autiste du 8 mars 2012 :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-07/autisme_enfant_reco2clics_vd.pdf
Recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur les interventions et le projet personnalisé chez l’adulte autiste du 30 janvier 2015 :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/forcedownload/2015-01/20150121_note_cadrage_has_vdef_mel.pdf
Associations de famille et d’autistes :
http://www.autisme-france.fr
http://www.vaincrelautisme.org
http://sosautismefrance.fr
http://www.autisme.fr

Les liens Pourquoi Docteur

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