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Arthrose du genou : individualiser le traitement de la gonarthrose

Publié le 18.12.2015
Mise à jour 18.12.2015
Arthrose du genou : individualiser le traitement de la gonarthrose
seb_ra/iStock

L'arthrose du genou, ou gonarthrose, correspond à une détérioration du « cartilage » dans le genou, c’est-à-dire la substance qui recouvre les os du genou (fémur, tibia et rotule). Cette destruction va s’étendre ensuite à toute l'articulation.

Arthrose du genou : COMPRENDRE

Des mots pour les maux

L'arthrose du genou est aussi appelée « gonarthrose ».
Il s’agit d’une atteinte articulaire qui correspond initialement à une altération du cartilage qui recouvre le fémur, le tibia et la rotule à l’intérieur du genou.
Le cartilage est un tissu assez amorphe qui est constitué d’un gel dans lequel on retrouve des cellules : les « chondrocytes ».
La diminution de l’épaisseur du cartilage dans l’arthrose se manifeste en radiographie sous la forme d’un « pincement articulaire »

Qu'est-ce que l'arthrose du genou ?

L'arthrose du genou, ou gonarthrose, correspond à une détérioration du « cartilage », la substance qui recouvre les os du fémur du tibia et de la rotule à l’intérieur du genou. Cette destruction va s’étendre ensuite à toute l'articulation.
Les extrémités osseuses qui composent une articulation sont en effet recouvertes de cartilage. Le cartilage est un « gel », c’est-à-dire que c’est essentiellement de l’eau qui est emprisonnée dans un réseau de grosses molécules (un peu comme une éponge pleine d’eau). Quelques cellules permettent de le régénérer en partie chez le sujet jeune.
Ce cartilage permet aux deux os de glisser plus facilement l'un sur l'autre. Mais un 2ème rôle moins connu, mais tout aussi important, du cartilage est l’amortissement des chocs entre les os de l’articulation, chocs qui sont générés par les mouvements, la marche, la descente des escaliers....
Par ailleurs, les autres structures de l'articulation sont la capsule articulaire, des ligaments, des tendons et des muscles, qui vont stabiliser cette articulation. Enfin, la capsule est tapissée intérieurement par la « membrane synoviale ». Cette dernière est chargée de nettoyer l’articulation et de sécréter un liquide articulaire qui va « lubrifier » l'articulation et nourrir le cartilage.
L'arthrose commence par une détérioration du cartilage, qui se fissure et s’amincit, puis disparaît pour laisser « à nu » l’os situé normalement sous le cartilage. Cet os va se modifier et la disparition de l’épaisseur du cartilage va déstabiliser toute l’articulation qui va souffrir. L’arthrose évolue donc vers l'atteinte de toutes les structures de l'articulation, mais en particulier de l'os sous le cartilage (« sous-chondral ») et de la synoviale.
Le plus souvent, l’arthrose atteint l'articulation, entre le fémur et le tibia (arthrose fémorotibiale). Elle peut aussi toucher l'articulation entre la rotule et le fémur (arthrose fémoropatellaire). En général, elle touche les deux genoux.

Pourquoi est-ce que l’on peut avoir une arthrose du genou ?

Même si l’arthrose est rare avant 45 ans et que sa fréquence augmente avec l’âge, le vieillissement normal du cartilage au cours de la vie ne peut pas provoquer d'arthrose à lui tout seul.
L'arthrose est donc une maladie à part entière, certes liée à l’âge, mais déclenchée par un dysfonctionnement métabolique, une agression (traumatisme, infection, maladie inflammatoire articulaire) ou un excès de pression sur le cartilage. Ce problème initial aboutit à une altération et une rupture de la trame cartilagineuse, avec une modification précoce de sa concentration en eau. Des fragments du cartilage fragilisé se détachent dans la cavité articulaire et vont agir comme des grains de sable dans un engrenage. Du fait des modifications précoces de la concentration en eau du cartilage, sa capacité à amortir les chocs est très vite perdue, l’os sous le cartilage s’use plus vite et la membrane synoviale devient inflammatoire. En réaction à cet excès de pression et de chocs, l'os situé sous le cartilage prolifère et produit une collerette osseuse autour de l'articulation. Cette prolifération d'os s'appelle des « ostéophytes ».

Quelles sont les causes de l’arthrose du genou ?

Dans certains cas, il est possible de retrouver une cause à l’arthrose du genou : c’est une gonarthrose « secondaire ».
Cela peut être des contraintes mécaniques, comme le port fréquent de charges lourdes, une activité physique ou sportive trop intense, qui peuvent contribuer à abîmer le cartilage.
Certaines anomalies anatomiques perturbant l’architecture normale de l’articulation (« dysplasies »), ou des séquelles de traumatisme (fracture articulaire, entorse négligée, luxation ou chirurgie du ménisque) y participent également.
D’autres maladies touchant l’articulation comme la chondrocalcinose (dépôts de cristaux de pyrophosphate de calcium dans le cartilage), l’hémochromatose (dépôts de fer dans le cartilage), l’ostéonécrose (qui est un infarctus osseux à l’origine d’une fragilisation de l’os qui soutient normalement le cartilage) ou la polyarthrite rhumatoïde (et son inflammation synoviale), peuvent également favoriser son apparition.
Enfin, des désordres métaboliques générés par une obésité semblent également pouvoir être en cause (sécrétion d’adipokines, un composé pro-inflammatoire, par la graisse de l’intérieur du ventre). Les personnes obèses ont, en effet, un risque plus élevé de développer une arthrose des genoux (surcharge), mais aussi des mains (alors qu’on ne voit pas souvent les obèses marcher sur les mains).

Pourquoi a-t-on mal en cas d’arthrose du genou ?

Les douleurs de l'arthrose ne proviennent pas du cartilage endommagé, car il n’y a pas normalement de nerf dans le cartilage, mais de la souffrance et de l'inflammation des autres structures de l'articulation (os sous-jacent au cartilage = os « sous-chondral », synoviale, tendons et/ou ligaments). En cas d’épanchement articulaire, la distension de la capsule articulaire par le liquide intra-articulaire est très douloureuse. Il est également possible que l’altération du cartilage et de l’os sous-jacent s’accompagne de leur envahissement par de nouveaux nerfs (« néogénèse »).
En tout cas, il y deux, voire trois types de douleurs dans l’arthrose du genou. La première douleur est le type même de la douleur arthrosique : la douleur apparaît lorsque l’on se sert de l’articulation et elle se calme quand on se repose (décharge de l’articulation). C’est ce que l’on appelle une douleur « mécanique ». A certains moments, peut apparaître une douleur qui est plus permanente, certes aggravée par les efforts, mais faisant également souffrir le malade la nuit ou le matin tôt, avec un gonflement articulaire et une raideur matinale prolongée. C’est ce que l’on appelle une douleur « inflammatoire » et elle signe généralement une poussée évolutive de la maladie. Il faut alors mettre l’articulation au repos et consulter son médecin, car cette poussée est associée à une accélération de la dégradation du cartilage. Enfin, plus tardivement dans le court évolutif de l’arthrose du genou, peut apparaître une douleur qui est liée à un dysfonctionnement du système nerveux de la douleur. C’est la douleur « neurogène », qui a un caractère plus permanent et s’accompagne d’une hypersensibilité à la douleur. Elle doit être dépistée et prise en charge spécifiquement car elle peut gêner la récupération fonctionnelle après mise en place d’une prothèse.

Quelles sont les différentes formes de l'arthrose du genou ?

L'arthrose du genou peut concerner l'articulation fémoropatellaire (articulation entre le fémur et la rotule en avant) et les compartiments interne et externe de l'articulation fémorotibiale (articulations entre le fémur et le tibia).
L'arthrose fémorotibiale est la plus courante des arthroses du genou. Elle peut être primitive ou liée à une déviation de l'axe du membre inférieur (genu valgus = « genoux en dedans » ou genu varus = « jambes arquées de cavalier »), à un traumatisme (fracture articulaire), à un surpoids, à des corps étrangers ou à une exérèse trop importante d’un ménisque (qui est normalement une sorte de cale destinée à stabiliser l’articulation).
L'arthrose fémoropatellaire est moins fréquente. Elle concerne des personnes plus jeunes, suite à un traumatisme sur l’avant du genou, ayant endommagé le cartilage, ou suite à une instabilité de la rotule chez la femme jeune et très souple (« hyperlaxe ») : la rotule qui est moins bien tenue, a une trajectoire irrégulière quand elle glisse dans la gouttière du fémur lors de la flexion-extension du genou (malformation osseuse et/ou hyperlaxité ligamentaire avec déséquilibre musculaire). Cette arthrose fémoropatellaire est néanmoins souvent associée à une arthrose fémorotibiale.

Arthrose du genou : DIAGNOSTIC

Quand faut-il évoquer une arthrose du genou ?

Il est possible d’évoquer une arthrose du genou devant une douleur survenant aux efforts et aux mouvements de l’articulation du genou. Il s’agit d’une douleur mécanique, qui peut néanmoins devenir matinale et inflammatoire lors des poussées d’arthrose.
Il faut savoir qu’au stade de début d’une arthrose, la radiographie peut être strictement normale : pas de pincement articulaire, pas de bec de perroquet (ostéophytes)… ce qui ne doit donc pas remettre en question le diagnostic.

Comment fait-on le diagnostic de l'arthrose du genou ?

En cas d’arthrose fémoropatellaire, la douleur apparaît plutôt sur le devant du genou lors de l'extension de la jambe. Elle est donc plus importante lors de la descente ou de la montée des escaliers, que lors de la marche à plat. Elle est aussi présente lorsque la personne est assise ou agenouillée. A l’inverse, l’arthrose fémorotibiale provoque une douleur surtout présente sur le côté du genou atteint et qui est majorée essentiellement à la marche. Ces douleurs peuvent s’accompagner de sensations de blocage ou d'accrochage de la rotule, de dérobement de la jambe, de raideur de l’articulation et de craquement ou de gonflement du genou.
Le diagnostic est posé grâce à un examen clinique réalisé par le médecin qui va surtout permettre d’éliminer les autres maladies du genou… ou une arthrose de la hanche (qui peut se traduire uniquement par des douleurs au genou). L'examen clinique s’attachera à identifier les mouvements qui réveillent la douleur (par exemple, pour l'arthrose fémoropatellaire, l'extension contre résistance de la jambe et la mobilisation de la rotule sur le genou étendu = « signe du rabot »), ainsi qu’à évaluer, debout et à la marche, les déviations d'axes des jambes.
S’il y a du liquide synovial, qui distend l’articulation et gonfle le genou, le médecin fera une ponction articulaire afin de l’analyser pour confirmer le diagnostic et éliminer une maladie associée à microcristaux (chondrocalcinose ou goutte). La ponction apportera aussi un soulagement à la douleur en diminuant la pression intra-articulaire.
Une simple radiographie du genou confirme le diagnostic de l'arthrose du genou et précise sa localisation : arthrose fémoropatellaire, fémorotibiale ou arthrose tricompartimentaire (en cas d’association des deux localisations). Plusieurs incidences radiologiques doivent être demandées. L’analyse radiologique étudie également l’axe des jambes à la recherche d’une déviation des membres inférieurs ou d’une anomalie architecturale associée (dysplasie dans le cadre d’une arthrose « secondaire »). D'autres examens sont rarement nécessaires.

Quelle est l’évolution de l’arthrose du genou ?

L'évolution de l'arthrose fémorotibiale est variable selon chaque cas. Toutefois, elle est le plus souvent lente, mais entrecoupée par des périodes douloureuses.
Il est possible, qu’au début de la maladie arthrosique, une petite lésion du cartilage puisse être totalement réversible. Cela sera sans doute le cas chez les sujets très jeunes, tant que les capacités de cicatrisation du cartilage ne seront pas dépassées (présence de cellules cartilagineuses encore actives = les chondrocytes). Mais, en cas de lésions trop importantes, et surtout à partir d’un certain âge, il sera impossible pour l’organisme de réparer ces lésions. L’arthrose va alors évoluer vers une aggravation, c’est-à-dire une perte progressive du cartilage.
L’aggravation peut-être lente et progressive sur plusieurs dizaines d’années, mais elle est généralement entrecoupée de poussées inflammatoires pendant lesquelles le genou gonfle et la douleur s'intensifie, y compris la nuit. Ces poussées correspondent à une inflammation de la membrane synoviale avec des phénomènes enzymatiques qui risquent d’aboutir à une destruction du cartilage. Cette destruction conduit à la libération de micro-fragments cartilagineux dans l'articulation, microparticules qui, associées aux enzymes, risquent d’amplifier le phénomène inflammatoire si rien n’est fait. Il faut penser à une poussée inflammatoire devant une augmentation de la douleur habituelle qui devient typiquement nocturne, réveillant le malade dans la 2ème partie de la nuit, et s’accompagnant d’une raideur importante et d’un gonflement articulaire (épanchement de liquide synovial dans l’articulation).
Durant la phase chronique, il est recommandé de conserver une activité physique régulière mais, lors des crises douloureuses, il est nécessaire de mettre l’articulation au repos. C’est en effet au cours de cette phase qu’interviennent la fragilisation et la destruction du cartilage.

Arthrose du genou : TRAITEMENT

Quels sont les principes du traitement de l’arthrose du genou ?

Le traitement de l'arthrose du genou repose sur l'association de plusieurs mesures et la première est la mise au repos de l’articulation lorsqu’il y a une poussée inflammatoire. Dans certains cas, il peut ainsi être demandé de marcher quelques semaines « en décharge » du membre douloureux, grâce à l’utilisation d’une paire de cannes anglaises.
A côté de cela, il est indispensable de soulager la douleur, pour favoriser la préservation d’un bon fonctionnement musculaire : le paracétamol est utilisé en première intention. En cas de poussée inflammatoire, des anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être prescrits temporairement et en cas d’échec des injections intra-articulaires de corticoïdes.
A l’extrême, si la poussée inflammatoire persiste et résiste au traitement usuel bien conduit, il est possible de réaliser un lavage articulaire qui consiste à débarrasser l’articulation des débris de cartilage et des enzymes contenus dans le liquide articulaire et qui entretiennent le processus inflammatoire.
A distance de la poussée inflammatoire, et pour en prévenir la récidive trop fréquente, différents anti-arthrosiques d’action symptomatique ont été proposés. Ils peuvent rendre des services chez certains malades, de même que les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique.
Au-delà, il est nécessaire d’avoir une bonne hygiène de vie avec, toujours à distance de la poussée inflammatoire : des activités physiques adaptées, une perte de poids lorsqu'elle est nécessaire et un chaussage de qualité.
Ce dernier élément est très important, car du fait de la perte précoce de la capacité du cartilage à amortir les chocs (perte de l’amortisseur interne à l’articulation), il est nécessaire d’essayer de compenser cela en portant des chaussures avec des semelles très souples ou une talonnette absorbante (mise en place d’un amortisseur externe).
En cas de trouble de l’équilibre du pied (trouble statique), ou pour essayer de décharger certaines parties de l’articulation, le médecin pourra être amené à prescrire des semelles orthopédiques, appelées « orthèses plantaires ».
D’autres orthèses destinées à stabiliser la rotule ou le genou peuvent être proposées, de même que de la rééducation. Le traitement chirurgical n'est proposé qu'en cas d'échec des traitements médicaux.

Quand faut-il se faire opérer d’une arthrose du genou ?

Une opération peut être envisagée aux deux extrêmes de la maladie : au début ou à la fin de l’évolution d’une arthrose.
Au début d’une arthrose fémorotibiale, une chirurgie correctrice peut être envisagée pour corriger une anomalie de l’architecture des membres inférieurs (genu valgus = « genoux en dedans » ou genu varus = « jambes arquées de cavalier »).
En général, il s’agit de réaliser une « ostéotomie » qui vise à redresser l’axe du membre déformé : l’intervention consiste à couper le tibia sous le genou sous anesthésie générale pour retirer, ou au contraire rajouter, un coin osseux, selon la déformation initiale. Une fois que l’axe des membres inférieurs est redevenu normal et si l’arthrose était vraiment débutante, il est possible de stabiliser pour de très nombreuses années une arthrose secondaire à une anomalie de l’architecture du genou. Dans le cas d’une arthrose fémoropatellaire rebelle associée à une anomalie architecturale, il est également possible d’envisager une transposition de la zone d’insertion de son ligament sur le tibia pour la réaligner avec des résultats sensiblement identiques à ceux de l’ostéotomie.
Lorsque l’arthrose est très évoluée et que le handicap devient important, il est possible de réaliser une prothèse de genou ou « arthroplastie ». Il existe de nombreux types de prothèses du genou, plus ou moins complètes. Les prothèses totales de genou permettent également de retrouver une mobilité de flexion presque complète et une vie quotidienne normale, comme monter et descendre les escaliers. Il faut choisir un chirurgien qui pratique fréquemment ce type d’intervention car une solide expérience améliore les résultats. C’est ce chirurgien qui décidera du type de prothèse le plus adapté à votre âge et à votre type d’arthrose.

A quoi sert la rééducation dans l’arthrose du genou ?

La rééducation vise à entretenir l’amplitude des mouvements articulaires pour lutter contre l’enraidissement, à lutter contre l’installation de mauvaises attitudes articulaires et à corriger certains déséquilibres musculaires qui entretiennent les problèmes fémoropatellaires.
La rééducation est aussi utilisée autour de l’intervention chirurgicale. En préopératoire : quelques séances de kinésithérapie peuvent être proposées pour préparer le genou à l'intervention car la musculature est un élément essentiel de la stabilisation de l’articulation. En post-opératoire : la rééducation est débutée dans le service de chirurgie, puis poursuivie en ville, ou dans un centre de rééducation quand les malades ne peuvent pas rentrer chez eux.
Une mobilisation précoce du malade opéré est un facteur-clé d'une évolution favorable car elle maintient et améliore la fonction musculaire et la mobilité des articulations. Son but est de permettre au patient de retrouver ses activités de la vie de tous les jours le plus rapidement possible.
Cette réadaptation par le kinésithérapeute est commencée si possible dans les 48 heures après l’intervention en milieu hospitalier et elle est poursuivie après la sortie du patient. Le rééducateur explique les gestes à ne pas faire et les exercices à réaliser chez soi, entre les séances de rééducation

Arthrose du genou : VIVRE AVEC

Comment vivre avec une arthrose du genou ?

Une arthrose du genou va évoluer pendant de nombreuses années, parfois émaillée de poussées inflammatoires, avec retour à la situation antérieure si elle est bien traitée. Un certain nombre de mesures sont indispensables à prendre pour limiter la progression de la maladie. Elles sont personnalisées en fonction des pathologies associées et de la localisation de l’arthrose.
Il est donc important de suivre toutes les recommandations du médecin, non seulement en termes de prise de médicaments, mais aussi en termes d’économie articulaire et d’adaptation du chaussage pour protéger l’articulation des chocs à la marche, par exemple avec des semelles souples.
Il est généralement recommandé de perdre du poids en particulier si la personne est au-dessus du poids idéal. Pour cela, en plus du régime, il sera nécessaire de pratiquer une activité physique régulière et d’intensité modérée, mais toujours en dehors des poussées inflammatoires, par exemple de la marche à raison de 3 fois une heure par semaine. Il faut en général éviter de porter des charges lourdes et il est préférable d’adapter son environnement à son état de santé : par exemple s’aider de rampes dans la baignoire ou mettre les ustensiles à portée de mains dans la cuisine. Enfin, et surtout en cas de poussée douloureuse, il ne faut surtout pas hésiter à utiliser une ou deux cannes anglaises lors des poussées et, éventuellement, de porter des semelles orthopédiques.
Une surveillance radiologique est nécessaire, certainement pas sur une base annuelle, mais plutôt en cas de poussée inflammatoire ou de modification de ses douleurs. Elle permettra d’évaluer l’évolution de l’arthrose.

Peut-on faire du sport avec une arthrose du genou ?

Lorsque l’arthrose du genou est installée les activités sportives ne sont pas formellement déconseillées, à condition que ce soit en dehors des poussées inflammatoires et dans de bonnes conditions. Le suivi de coureurs de fond arthrosiques a montré que la perte de cartilage, est assez peu aggravée par une activité sportive régulière, non traumatique et pratiquée dans de bonnes conditions de protection articulaire. A l’inverse, les sports les plus agressifs pour l’articulation malade sont ceux à l’origine de mouvements de cisaillements latéraux, de torsions ou d’accroupissements (football et certains sports d’équipe), en particulier sur des surfaces dures.
Après une poussée inflammatoire, la reprise de l’activité physique est donc conseillée, mais un peu à distance de la poussée. La rééducation avec un kinésithérapeute est souvent le premier temps de la reprise de l’activité physique. Elle permet, non seulement de faire prendre conscience au malade qu’il est possible de mobiliser son articulation arthrosique. Elle est essentielle, au genou, pour améliorer la stabilisation dynamique de l’articulation à travers un travail de renforcement musculo-tendineux. Sans cette stabilisation de l’articulation, la reprise d’une activité physique normale pourrait être plus difficile et, même, peu profitable.
C’est ainsi qu’en cas d’arthrose du genou, on peut continuer les activités sportives ne demandant pas d'efforts brusques comme la natation, le cyclisme, le jogging. Ce dernier sport nécessite toutefois d'être pratiqué sur sol meuble et avec des chaussures de bonne qualité (se rappeler que les semelles perdent leur capacité d'absorption après quelques centaines de kilomètres).
En dernier ressort cependant, il vaut mieux continuer à pratiquer le sport que l’on aime, avec quelques adaptations techniques, si cela garantit qu’il sera pratiqué régulièrement, plutôt que d’arrêter toute activité physique parce que l’on n’aime pas la natation ou le cyclisme.

Comment vivre avec une arthrose du genou ?

Une arthrose du genou va évoluer pendant de nombreuses années, parfois émaillée de poussées inflammatoires, avec retour à la situation antérieure si elle est bien traitée. Un certain nombre de mesures sont indispensables à prendre pour limiter la progression de la maladie. Elles sont personnalisées en fonction des pathologies associées et de la localisation de l’arthrose.
Il est donc important de suivre toutes les recommandations du médecin, non seulement en termes de prise de médicaments, mais aussi en termes d’économie articulaire et d’adaptation du chaussage pour protéger l’articulation des chocs à la marche, par exemple avec des semelles souples.
Il est généralement recommandé de perdre du poids en particulier si la personne est au-dessus du poids idéal. Pour cela, en plus du régime, il sera nécessaire de pratiquer une activité physique régulière et d’intensité modérée, mais toujours en dehors des poussées inflammatoires, par exemple de la marche à raison de 3 fois une heure par semaine. Il faut en général éviter de porter des charges lourdes et il est préférable d’adapter son environnement à son état de santé : par exemple s’aider de rampes dans la baignoire ou mettre les ustensiles à portée de mains dans la cuisine. Enfin, et surtout en cas de poussée douloureuse, il ne faut surtout pas hésiter à utiliser une ou deux cannes anglaises lors des poussées et, éventuellement, de porter des semelles orthopédiques.
Une surveillance radiologique est nécessaire, certainement pas sur une base annuelle, mais plutôt en cas de poussée inflammatoire ou de modification de ses douleurs. Elle permettra d’évaluer l’évolution de l’arthrose.

Peut-on faire du sport avec une arthrose du genou ?

Lorsque l’arthrose du genou est installée les activités sportives ne sont pas formellement déconseillées, à condition que ce soit en dehors des poussées inflammatoires et dans de bonnes conditions. Le suivi de coureurs de fond arthrosiques a montré que la perte de cartilage, est assez peu aggravée par une activité sportive régulière, non traumatique et pratiquée dans de bonnes conditions de protection articulaire. A l’inverse, les sports les plus agressifs pour l’articulation malade sont ceux à l’origine de mouvements de cisaillements latéraux, de torsions ou d’accroupissements (football et certains sports d’équipe), en particulier sur des surfaces dures.
Après une poussée inflammatoire, la reprise de l’activité physique est donc conseillée, mais un peu à distance de la poussée. La rééducation avec un kinésithérapeute est souvent le premier temps de la reprise de l’activité physique. Elle permet, non seulement de faire prendre conscience au malade qu’il est possible de mobiliser son articulation arthrosique. Elle est essentielle, au genou, pour améliorer la stabilisation dynamique de l’articulation à travers un travail de renforcement musculo-tendineux. Sans cette stabilisation de l’articulation, la reprise d’une activité physique normale pourrait être plus difficile et, même, peu profitable.
C’est ainsi qu’en cas d’arthrose du genou, on peut continuer les activités sportives ne demandant pas d'efforts brusques comme la natation, le cyclisme, le jogging. Ce dernier sport nécessite toutefois d'être pratiqué sur sol meuble et avec des chaussures de bonne qualité (se rappeler que les semelles perdent leur capacité d'absorption après quelques centaines de kilomètres).
En dernier ressort cependant, il vaut mieux continuer à pratiquer le sport que l’on aime, avec quelques adaptations techniques, si cela garantit qu’il sera pratiqué régulièrement, plutôt que d’arrêter toute activité physique parce que l’on n’aime pas la natation ou le cyclisme.

Arthrose du genou : PLUS D’INFOS

L’arthrose du genou en France

L’arthrose découverte à la radiographie est très fréquente avec l’âge (près des ¾ des français après 65 ans, mais l’arthrose « réelle », c’est-à-dire qui fait souffrir les gens, est beaucoup moins fréquente que l’arthrose radiologique. L'arthrose du genou est trois fois plus fréquente que l'arthrose de la hanche, elle est plus fréquente chez la femme et est invalidante puisqu’elle touche un membre « porteur ». Une enquête récente a rapporté des chiffres de 5 % à la cinquantaine, 10 % à la soixantaine et et jusqu’à 15 % entre 70 et 75 ans.
Dans 45 à 50 % des cas, il existe une atteinte fémorotibiale, le compartiment fémorotibial interne (médial) étant plus souvent atteint que le compartiment externe (latéral). Dans 35 % des cas, l’arthrose concerne l’articulation fémoropatellaire entre le fémur et la rotule. Dans 15 à 20 % des cas, les deux localisations sont associées

 

Les liens de l’arthrose du genou

L’arthrose sur le site du service de rhumatologie de l’hôpital Cochin
http://www.rhumatismes.net/intro.php


Les liens Pourquoi Docteur

Arthrose : des douleurs sans lien obligé avec le vieillissement

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