Cardiologie

Fibrillation atriale paroxystique : le déclencheur le plus puissant est l'alcool

À l’inverse, la caféine et le manque de sommeil ne semblent pas avoir d’effets sur le rythme cardiaque. 

  • fizkes/istock
  • 26 Nov 2021
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    Une fibrillation atriale (FA) est l'arythmie cardiaque la plus courante. Bien que des patients aient rapporté que l'exposition à différents facteurs détermineraient le moment et l'éventualité d'un épisode paroxistique de FA, aucune évaluation prospective des déclencheurs identifiés par les patients n'a été réalisée.

    Dans le JAMA Cardiology, une équipe de recherche de l’université de Californie-San Diego a analysé prospectivement les déclencheurs présumés de la FA pour chaque patient et l'étude montre que les origines du trouble ne sont pas toujours celles que l’on croit. Ils ont testé plusieurs hypothèses et il ressort que, après ajustement, l'alccol reste le seul déclencheur d'un épisode de fibrillation atriale paroxystique.

    Quelles sont les facteurs déclencheurs supposés ? 

    450 personnes de 58 ans d'âge moyen ont participé à cette étude. Elles ont utilisé un appareil d'enregistrement ECG en continu sur 4 semaines ainsi qu'une application téléphonique pour noter les déclencheurs potentiels identifiés de leur épisode d'arythmie : boire de l'alcool ou consommer de la caféine, dormir sur le côté gauche ou ne pas dormir suffisamment, manger un gros repas, une boisson fraîche ou s'en tenir à un régime particulier, faire de l'exercice ou toute autre chose qu'ils pensaient être impliquée dans leur arythmie.

    La caféine était perçue par les participants comme l’une des causes principales de l’arythmie, en réalité, les données de cette étude montrent qu’il n’y a pas de lien entre les deux. Des recherches ont même montré que le café pouvait avoir un effet protecteur sur le rythme cardiaque. 

    Des troubles mortels

    Par contre, selon les conclusions de cette étude, l’alcool serait un déclencheur majeur d'épisodes de fibrillation atriale paroxystique : lors de l’étude, la consommation de boissons alcoolisées a été systématiquement associée à une dérégulation du rythme cardiaque.

    Les auteurs rappellent que les troubles du rythme cardio-vasculaires contribuent à plus de 150 000 décès chaque année aux États-Unis. Ce taux de mortalité a n’a cessé d’augmenter depuis vingt ans.  

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    JDF