Maternité

Devenir mère seule grâce à la PMA : quel impact sur la santé du bébé ?

Des chercheurs ont comparé les principaux indicateurs de santé, à la naissance, des bébés de mères célibataires ayant eu recours à la procréation médicalement assistée à ceux d’enfants nés de femmes en couple ayant conçu naturellement.

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  • 28 Septembre 2026
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    "Les mères célibataires 'par choix' qui conçoivent un bébé grâce à la procréation médicalement assistée (PMA) constituent un groupe en pleine expansion et peu étudié", ont indiqué des scientifiques de l’University College London (Angleterre). Ainsi, dans une nouvelle étude, ils se sont penchés sur le sujet. Pour mener à bien les travaux, l’équipe a utilisé des données démographiques finlandaises concernant plus de 500.000 premiers-nés entre 1996 et 2020. En moyenne, la PMA a été utilisée pour 7,8 % des grossesses. Au sein de ce groupe, 5,4 % des enfants ont été conçus alors que la mère était célibataire, un chiffre passé de 2,2 % sur la période 1996-2000 à 10,2 % sur la période 2016-2020.

    Les auteurs ont analysé plusieurs indicateurs à la naissance, notamment le faible poids (moins de 2,5 kg) et la prématurité (naissance avant 37 semaines de grossesse). "Nous avons comparé les résultats à la naissance des nourrissons conçus par PMA par des mères célibataires à ceux d’autres types de familles." Plus précisément, quatre groupes ont été faits : les femmes célibataires ayant eu recours à la PMA (0,4 %), les femmes célibataires ayant conçu spontanément (6,9 %), les femmes en couple ayant conçu spontanément (85,3 %) et les femmes en couple ayant eu recours à la PMA (7,4 %). En outre, des facteurs, comme l'âge maternel, le niveau d'éducation, le niveau de revenus, le tabagisme, la santé mentale et le fait d'être jumeaux ou la situation de naissances multiples, ont été pris en compte.

    Mères célibataires et PMA : les différences de santé à la naissance s’atténuent

    D’après les résultats, parus dans la revue International Journal of Epidemiology, les enfants de mères célibataires ayant eu recours à la PMA présentaient des risques plus élevés de faible poids à la naissance et de prématurité, ainsi qu'un petit poids pour l'âge gestationnel, que ceux des mères en couple ou célibataire ayant conçu spontanément leur enfant. Après avoir pris en compte divers facteurs, les résultats de naissance pour les enfants de mères célibataires se sont révélés largement comparables à ceux des bébés nés de mères en couple ayant conçu sans PMA.

    "Bien que les mères célibataires par choix aient tendance à être plus âgées que les autres mères et puissent connaître un niveau de stress plus élevé lors de la conception et de la grossesse, ces femmes possèdent généralement un niveau d'études et des revenus plus élevés, ainsi qu'un fort désir d'enfant, autant de facteurs fortement associés à des issues de naissance plus favorables. (…) Fait crucial, contrairement aux femmes en couple qui ont recours à la fécondation in vitro (FIV) en raison de difficultés à concevoir, les mères célibataires par choix sont beaucoup moins susceptibles de présenter des problèmes de fertilité sous-jacents, eux-mêmes facteurs de risque connus d'issues de naissance défavorables, ce qui pourrait expliquer en partie les différences observées", a expliqué Alice Goisis, qui a participé aux recherches.

    Les mères célibataires ayant recours à la PMA, un groupe unique et distinct

    Dans les conclusions, les chercheurs soulignent les mères célibataires par choix partagent certaines caractéristiques avec d'autres parents, mais doivent être considérées comme un groupe unique et distinct. "À mesure que les personnes retardent non seulement la parentalité mais aussi la mise en couple, la maternité en solo par choix est appelée à devenir plus fréquente. Il est crucial de mieux comprendre son impact sur la santé des enfants."

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