Rentrée universitaire et santé mentale des étudiants
La rentrée universitaire 2026 s’ouvre dans un climat de tension pour l’ensemble des étudiants.
Selon les enquêtes nationales, près de 40 % des étudiants présentent des signes de détresse psychologique, un niveau qui reste supérieur à celui d’avant 2020. À cela s’ajoute une insécurité alimentaire touchant un étudiant sur trois, un facteur reconnu de troubles anxieux et dépressifs.
Mais cette année, un autre élément vient renforcer cette fragilité : l’explosion du coût de la rentrée, particulièrement dans les filières de santé. Le CIDJ confirme que les étudiants en médecine, pharmacie, odontologie, kiné ou soins infirmiers font face à des dépenses à la hausse.
Cette situation renforce un terrain propice au stress chronique, à l’anxiété et au renoncement aux soins. Paradoxalement, les étudiants en santé consultent moins que les autres, souvent par manque de temps, par crainte de stigmatisation ou par méconnaissance des dispositifs d’accompagnement.
La rentrée 2026 met ainsi en lumière un enjeu majeur : la santé mentale des futurs soignants est fragilisée dès leur formation. Un paradoxe inquiétant pour un système de santé qui manque déjà de professionnels et qui voit ses étudiants s’épuiser avant même d’entrer dans la vie active.
Si l’on veut réellement renforcer l’attractivité des métiers de santé, il faudra commencer par là : rendre leurs études soutenables, financièrement et psychologiquement.












