Le coût de la rentrée à la hausse

La rentrée universitaire 2026 confirme une tendance désormais bien installée : étudier coûte cher.

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  • 29 Septembre 2026
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    Pour un étudiant “classique”, le budget moyen de rentrée oscille autour de 2 500 à 3 000 €, porté par l’augmentation des loyers, des transports et du coût de la vie étudiante. Mais derrière cette moyenne se cache une réalité beaucoup plus brutale pour les étudiants en santé, dont les dépenses explosent.

    En médecine, la première année reste la plus onéreuse. Le coût d’une rentrée en PASS atteint 9 897 €. Le détail de ce coût ? Les frais universitaires, la CVEC, mais surtout les prépas privées devenues quasi incontournables, qui font grimper la note. Une prépa privée coûte en moyenne 6 579 euros en PASS. Les étudiants en LAS ne sont pas épargnés, avec une facture qui dépasse 7 600 € (avec la prépa à 3 975 euros en moyenne)

    Les filières odontologie et pharmacie suivent la même dynamique : matériel de travaux pratiques, prépas, déplacements en stage… La rentrée se situe généralement entre 6 000 et 10 000 €, selon les établissements et les choix d’accompagnement.

    La Fédération Nationale des Étudiantes et Étudiants en Kinésithérapie a publié début septembre son 24e Indicateur du Coût de la Rentrée (ICDR) : pour un étudiant ou une étudiante admis(e) en 2e année de kinésithérapie à la rentrée 2026, le coût moyen s’élève à 6 483,87 €.  Derrière ce chiffre se cache une situation à deux vitesses. En IFMK public, la rentrée tourne autour de 2 860 €, mais en école privée, elle grimpe à 9 382 €, un écart qui illustre les fortes disparités d’accès à la formation.

    Difficile pourtant de réduire ces dépenses, pour la plupart liées aux études. Les étudiants réduisent donc leurs dépenses là où ils ont le plus de marge. Les loisirs ont ainsi reculé de 34,6 % ! Des économies qui ne suffisent pas toujours : 59 % des étudiants en pharmacie travaillent en parallèle de leurs études.

    Au-delà des chiffres, cette inflation touche des jeunes engagés dans des études longues, exigeantes, et essentielles pour le système de santé. Prépas coûteuses, matériel obligatoire, stages non indemnisés, mobilité imposée : les filières de santé cumulent les surcoûts structurels.

    La rentrée 2026 rappelle ainsi une évidence : former les futurs soignants est un investissement national, mais aujourd’hui, ce sont les étudiants eux‑mêmes qui en assument la charge. Une situation qui interroge l’attractivité des métiers de santé et la capacité du système à garantir un accès équitable aux formations.

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