Tribune
Les mécanismes psychologiques sont des mécanismes biologiques.
Suite à la publication de l'article « Syndrome post-infectieux : une recherche prometteuse activée par le Covid long » le 4 septembre, nous avons reçu une correspondance du Pr Cédric Lemogne.
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Je me permets de réagir à l'article publié ce jour par le Dr Gilles Noussenbaum, « Syndrome post-infectieux : une recherche prometteuse activée par le Covid long ».
Maladies « biologiques » et mécanismes « psychologiques », une opposition dépassée
La présentation de la récente page d'Ameli en est un premier exemple. L'Assurance-maladie n'a pas « reconnu officiellement » en août 2026 une nouvelle entité dont l'origine biologique aurait désormais été établie. Sa page indique explicitement que la cause exacte de l'EM/SFC reste inconnue. Elle mentionne environ 200 000 adultes en France avant la pandémie comme une estimation, en précisant qu'il n'existe aucune étude épidémiologique nationale. Elle indique également, à juste titre, que l'EM/SFC ne doit pas être considéré comme un trouble psychologique. Mais « ne pas être un trouble psychologique » ne signifie évidemment pas qu'aucun mécanisme psychologique ou comportemental ne puisse participer à la vulnérabilité, à l'expression ou à la persistance des symptômes.
De même, il me semble inexact d'écrire que l'EM/SFC serait désormais « reconnu comme maladie biologique par les CDC, le NICE britannique et donc l'Assurance-maladie ». Le CDC emploie effectivement cette expression. NICE décrit pour sa part une affection médicale chronique, complexe et multisystémique dont la cause reste inconnue. Sa recommandation rappelle d'ailleurs que pensées, émotions, comportements et physiologie interagissent, tout en rejetant explicitement l'idée que des croyances ou comportements anormaux constitueraient à eux seuls la cause de l'EM/SFC. Cette distinction est importante. NICE précise également que ses recommandations sur l'EM/SFC ont été élaborées à partir de données antérieures à la pandémie et qu'il ne faut pas présumer qu'elles s'appliquent au syndrome post-Covid.
Pas de mécanisme unificateur ou de biomarqueur diagnostique
Un programme de thérapie cognitivo-comportementale en ligne réduit probablement la fatigue
Les prises en charge psychologiques réduisent la mortalité cardiaque
Trois propositions très différentes
AP-HP.Centre-Université Paris Cité, DMU Psychiatrie et Addictologie
INSERM, Centre de Recherche en Epidémiologie et StatistiqueS (CRESS)
Université Paris Cité, Faculté de Santé, UFR de Médecine











