Oncologie
Carcinome hépatocellulaire : l'invasion macrovasculaire ne serait plus un obstacle définitif à la chirurgie.
Certains patients initialement non candidats à une chirurgie sont susceptibles de bénéficier d'une résection après une réponse favorable à une association systémique moderne. Chez ces patients sélectionnés, le recours à la chirurgie prolonge significativement le contrôle de la maladie par rapport à la poursuite du traitement d’entretien.
- Mohammed Haneefa Nizamudeen/iStock
Le carcinome hépatocellulaire constitue la principale forme de cancer primitif du foie. Son pronostic dépend largement du stade auquel la maladie est diagnostiquée, de l’état général du patient, de la fonction hépatique et de l’extension tumorale. Lorsque la maladie est localisée et accessible à une intervention curative, la résection hépatique, la transplantation ou l’ablation peuvent permettre d’obtenir des survies prolongées. En revanche, lorsque la tumeur présente une extension vasculaire importante, notamment une invasion macrovasculaire, les possibilités thérapeutiques sont traditionnellement plus limitées. Dans cette situation, la maladie est généralement considérée comme avancée et le traitement systémique occupe une place centrale. L’arrivée des immunothérapies et des associations associant immunothérapie et agents antiangiogéniques a cependant profondément modifié cette prise en charge. L’étude TALENTOP publiée dans The Lancet lien le 22 août 2026 s’inscrit précisément dans cette évolution en posant une nouvelle question : chez certains patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire initialement avancé mais qui répondent favorablement à un traitement systémique, est-il possible de transformer secondairement leur prise en charge en proposant une résection hépatique, plutôt que de poursuivre simplement le traitement médical d’entretien ?











