Hématologie

Myélome multiple en rechute ou réfractaire : Intérêt du TEP/IRM pour évaluer la réponse au traitement par CAR-T cells

Une étude évalue l’intérêt du TEP-scanner couplé à l’IRM pour évaluer la réponse au traitement par CAR-T cells chez des patients atteints de myélome multiple en rechute ou réfractaire (RRMM), en particulier chez ceux présentant une atteinte extramédullaire (EMD).

  • Krot Studio/iStock
  • 29 Mai 2026
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    Les thérapies CAR-T montrent des résultats très prometteurs dans le myélome multiple avancé, avec des taux élevés de réponse même chez des patients lourdement prétraités. Cependant, il reste difficile d’évaluer précisément la profondeur et la qualité de la réponse au traitement. Les méthodes classiques (analyse sanguine du composant monoclonal, maladie résiduelle minimale ou MRD) ne suffisent pas toujours, surtout chez les patients ayant des lésions extramédullaires. Les auteurs ont donc étudié l’intérêt du PET/MRI pour ajouter aux critèresd’évaluation sanguins et médullaire une analyse métabolique et morphologique de la réponse au traitement lien

    Des taux élevés de réponse après traitement par cilta-cel

    Dans cette étude, 26 patients traités par cilta-cel dans un centre allemand entre 2023 et 2025 ont eu un TEP/IRM avant le traitement, puis à 2 et 12 mois après le traitement. La réponse était également évaluée par biologie standard et MRD médullaire par cytométrie en flux.
    Tous les patients évaluables ont obtenu une réponse biologique au traitement dès 2 mois ; 92 % des patients avaient une MRD négative à 2 mois, 73 % des patients présentaient une réponse métabolique complète (CMR) au TEP/IRM à 2 mois.

    Un TEP-scanner trop précoce peut entrainer des faux positifs

    Chez certains patients, le TEP montrait encore des lésions actives à 2 mois, mais celles-ci ont disparu plus tard sans rechute clinique. Cela suggère l’existence de faux positifs lorsque le TEP-scanner est évalué trop précocement, probablement à cause d’une inflammation ou d’une activité immunitaire médullaire liée aux CAR-T.

    Mauvais pronostic de l’atteinte extramédullaire (EMD)

    Les patients avec EMD avaient une charge tumorale plus importante, davantage de lésions osseuses, des taux de réponse un peu moins bons, et surtout une survie sans progression plus faible (à 12 mois, 65 % chez les patients EMD contre 94 % chez les patientssans EMD). Les rechutes observées chez les patients EMD survenaient toujours au niveaudes anciennes lésions extramédullaires.
    Conclusion

    En concluion, cette étude suggère que le PET/MRI pourrait être un outil très utile pour suivre la
    réponse après CAR-T dans le myélome multiple. Cependant, une limite majeure est l’accessibilité de cet examen, qui n’est pas disponible en France dans de nombreux centres. Par ailleurs, le timing optimal du PET reste à définir, car un examen trop précoce peut entrainer des résultats faussement positifs.

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