Cardiologie
Arrêt cardiaque soudain : de nombreux facteurs de risques modifiables à prendre en compte
Le risque d’arrêt cardiaque soudain est considérablement diminué par la prise en compte et l’amélioration des facteurs de risque modifiables associés.
- krisanapong detraphiphat/iStock
L’arrêt cardiaque soudain (ACS) est une cause majeure de mortalité. Il est donc indispensable de trouver une méthode efficace pour diminuer ce fardeau grâce à une action favorable sur les facteurs de risque modifiables et des mesures préventives adaptées.
Une équipe chinoise s’est intéressée à cette problématique.
Un suivi d'au moins 10 ans
Sur les 502 094 personnes recrutées au Royaume-Uni entre 2006 et 2010, 3147 ont développé un ACS au cours d'une durée médiane de suivi de 13,8 ans. L’ACS était associé à 56 facteurs de risque couvrant les modes de vie, les mesures physiques, les facteurs psychosociaux, le statut socio-économique et l'environnement local.
L'analyse de randomisation mendélienne a confirmé les effets protecteurs associés à 3 facteurs, que sont l'utilisation d'un ordinateur et des taux plus élevés de consommation de champagne et/ou de vin blanc et de fruits, et les effets indésirables associés à 6 facteurs comme le sentiment de lassitude, une masse et un pourcentage de graisse des bras plus élevés, l'indice de masse corporelle, la pression artérielle systolique et un niveau d'éducation plus faible.
Entre 40 % (élimination conservatrice) et 63 % (élimination complète) des cas de ACS pourraient être évités en améliorant les profils défavorables, les modifications du mode de vie représentant la plus grande proportion de cas évitables, suivies par l'amélioration des mesures physiques, des facteurs psychosociaux, du statut socio-économique et de l'environnement local.
Des facteurs de risque modifiables
L’étude a porté sur 125 facteurs de risque potentiellement modifiables extraits de la cohorte UK Biobank. Il s’agit d’une étude d'association à l'échelle de l'exposome (ensemble des expositions environnementales au cours de la vie, y compris les facteurs liés au mode de vie, dès la période prénatale) qui a été menée à l'aide d'un modèle de risque proportionnel de Cox, suivie d'une validation des associations significatives par randomisation mendélienne afin d'identifier les relations de cause à effet. Le fardeau attribuable à l'ACS a été évalué sur la base de l'amélioration des profils défavorables. L'amélioration des profils défavorables a été analysé également.
Les personnes ont été suivies jusqu'à la date du diagnostic, de la perte de suivi, du décès ou jusqu'au 31 décembre 2022.
À l'échelle mondiale, 30 à 92,3 personnes sur 100 000 souffrent d'ACS hors de l'hôpital, et 120 à 1 740 personnes sur 100 000 souffrent d'ACS à l'hôpital chaque année. Une anticipation des potentielles conséquences de certains facteurs de risque est donc impérative pour diminuer ces chiffres conséquents.








