Hématologie

Myélome multiple en rechute ou réfractaire : efficacité confirmée du teclistamab

L’étude REALiTEC confirme que le teclistamab est efficace chez des patients atteints de myélome multiple en rechute/réfractaire (MMRR) lourdement prétraités, avec un taux de réponse globale de 60,2 % et une survie sans progression médiane de 9,7 mois. Les patients atteignant une réponse partielle très bonne ou meilleure (≥VGPR) ont bénéficié de réponses plus durables et de meilleures survies à 12 mois. Les effets secondaires sont les infections, le syndrome de relargage des cytokines et les cytopénies, sans nouveaux signaux de sécurité.

 

  • Nemes Laszlo/iStock
  • 23 Mars 2026
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    Article : REALiTEC: a multi-country observational retrospective study of teclistamab in patients with relapsed/refractory multiple myeloma outside of clinical trials. Uttervall et al. Haematologica 2026. lien 

    Le teclistamab est le premier anticorps bispécifique anti-CD3xBCMA approuvé pour les patients atteints de MMRR exposés aux trois classes principales de traitement (inhibiteurs du protéasome, IMiDs, anti-CD38), sur la base des résultats de l’essai clinique MajesTEC-1. Cette étude rapporte les résultats de REALiTEC, une étude observationnelle rétrospective portant sur des patients ayant reçu le teclistamab en dehors d’essais cliniques en Europe et en Israël.

    Une population de myélome avancée

    L’étude a inclus 113 patients provenant de 23 centres dans huit pays, dont la majorité (88,5 %) ont eu accès au médicament via des programmes d’accès précoce. L’âge médian était de 66 ans, et les patients avaient reçu une médiane de six lignes de traitement antérieures. Notamment, 78,8 % étaient triple-réfractaires, 44,2 % penta-réfractaires, et 35,4 % avaient déjà reçu un traitement ciblant le BCMA.

    Une efficacité similaire aux essais publiés

    Le taux de réponse globale (ORR) était de 60,2 %, avec 52,2 % des patients atteignant au moins une très bonne réponse partielle (≥VGPR). Après un suivi médian de 20,7 mois, la durée médiane de réponse (DoR) était de 20,3 mois, la survie sans progression médiane (PFS) de 9,7 mois et la survie globale médiane (OS) de 26,3 mois. Les patients ayant atteint ≥VGPR ont présenté une DoR plus longue (médiane 26,1 mois), avec des taux de PFS et OS à 12 mois respectifs de 71,2 % et 83,1 %. Les analyses de sous-groupes ont montré que ce traitement bénéficiait également aux patients avec des caractéristiques de mauvais pronostic.

    Place des immunoglobulines et de l’espacement des doses pour limiter la toxicité infectieuse

    Les événements indésirables les plus fréquents étaient les infections (tous grades : 70,8 %, dont 43% de grade 3-4), le syndrome de relargage des cytokines (55,8 %, 1,8% de grade 3-4), les cytopénies (entre 15 et 30% de grade 3-4), sans nouveaux signaux de sécurité identifiés. Le taux d’infections a diminué au fil du temps, et jusqu’à 60 % des patients ont reçu un traitement substitutif en immunoglobulines. Les doses ont également été espacées progressivement au cours du temps chez les patients répondeurs, ce qui a pu participer à la diminution de l’incidence des infections. 

    Conclusion

    L’étude REALiTEC confirme l’efficacité observée dans MajesTEC-1, soutenant le teclistamab comme une option thérapeutique efficace chez les patients atteints de MM R/R lourdement prétraités.

     

     

     

     

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