Onco-Thoracique

CBNPC avancé muté HER2 : bon espoir pour le Zongertinib

L’essai BEAMION LUNG-1 teste le Zongertinib en première ligne dans le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé porteur d’une mutation HER2.

  • mi-viri/iStock
  • 11 Mai 2026
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    Les mutations du gène HER2 (ERBB2) sont des anomalies génétiques rares (2 à 4 % des cas) trouvées dans les adénocarcinomes du poumon non à petites cellules (CBNPC). Elles sont reconnues comme drivers oncogéniques, favorisant une croissance tumorale agressive. Ces mutations sont principalement des insertions dans l'exon 20. A l’heure actuelle il n’existe pas de traitement de 1ère ligne disponible pour les patients atteints de CBNPC porteurs d’une mutation HER2. Le zongertinib est un inhibiteur de tyrosine kinase oral, irréversible, qui inhibe sélectivement HER2 tout en épargnant le récepteur du facteur de croissance épidermique de type sauvage (EGFR), permettant ainsi de limiter les effets toxiques associés.

    Design, populations étudiées et objectifs d’évaluation dans le CBNPC HER2-muté

    L’essai présenté ici, de phase 1a–1b, multicohorte, évalue le zongertinib chez des patients atteints de CBNPC non épidermoïde avancé ou métastatique porteur d’une mutation HER2. Les résultats rapportes sont les résultats chez les patients naïfs de traitement (cohorte 2), traités par zongertinib à la dose de 120 mg une fois par jour. Le critère de jugement principal était le taux de réponse objective. Les critères secondaires incluaient la durée de la réponse et la survie sans progression. Le zongertinib a été également évalué dans le sous-groupe des patients présentant des métastases cérébrales (cohorte exploratoire 4).

     

    Efficacité clinique et tolérance du zongertinib chez les patients ayant des métastases cérébrales

    Dans la cohorte 2 - les patients naïfs de traitement -, un total de 74 patients ont reçu le zongertinib à la dose de 120 mg. Au 21 août 2025, le taux de réponse objective confirmée était de 76 % (IC95 %= 65–84) ; la durée médiane de réponse était de 15,2 mois (IC95 %= 9,8 -non évaluable) et la survie sans progression médiane était de 14,4 mois (IC95 %= 11,1- non évaluable).

    Des événements indésirables, tous grades confondus, ont été observés chez 73 patients (99 %), dont 33 patients (45 %) présentaient des événements de grade ≥ 3. Des événements indésirables liés au traitement ont été rapportés chez 67 patients (91 %), dont 14 patients (19 %) de grade ≥ 3.

    Dans la cohorte 4 (sous-groupe de patients avec métastases cérébrales), 30 patients présentant des métastases cérébrales actives ont reçu le zongertinib à la dose de 120 mg ; parmi eux, près de la moitie, 47 % (IC95 %= 30–64), ont présenté une réponse intracrânienne objective confirmée selon les critères RANO (Response Assessment in Neuro-Oncology Brain Metastases). Dans cette cohorte, des événements indésirables liés au traitement de grade ≥ 3 sont survenus chez 5 patients (17 %).

    Le zongertinib a montré une efficacité durable chez des patients atteints de CBNPC avancé ou métastatique porteur d’une mutation HER2, non préalablement traités. Les événements indésirables liés au traitement étaient majoritairement de faible grade. Aux Etats-Unis, le zongertinib bénéficie d’un accès précoce donné par la FDA dans cette indication depuis 2026.

     

     

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