Diabétologie

Diabète de type 1, de type 2 et prédiabète sont tous associées à un risque accru d’infections

Les infections représentent une complication majeure, mais souvent sous-estimée, du diabète de type 1 (DT1), du diabète de type 2 (DT2) et du prédiabète, indique une vaste étude menée au Royaume-Uni.

  • mediaphotos/iStock
  • 02 Juillet 2026
  • A A

    Si les complications cardiovasculaires, rénales et rétiniennes associées au diabète sont bien connues et bénéficient largement de mesures préventives, le risque infectieux reste sous-estimé, alors qu’il est très important, rappellent les auteurs d’une vaste étude britannique, dont les résultats sont publiés dans Diabetes.

    Risque en soins primaires et à l’hôpital

    Dans ce travail, les auteurs ont comparé le risque d’infection chez plus de 800 000 personnes présentant un diabète ou un prédiabète à celui d’un groupe témoin d’un million d’individus sans diabète ni prédiabète, appariés pour l'âge, le sexe et l'origine ethnique. Plus précisément, ils ont évalué le risque d’infections diagnostiquées en soins primaires et nécessitant une prescription,  celui d’infections ayant entraîné une hospitalisation et enfin la mortalité liée aux infections, et ce sur une période de 5 ans (2015-2019).

    Risque relatif plus élevé en cas de DT1

    Les risques d'infections étaient systématiquement plus élevés pour toutes les formes de diabète que chez les personnes non diabétiques. Les taux d'infection étaient similaires chez les personnes vivant avec un DT1 et celles vivants avec un DT2, alors que l’âge moyen était supérieur de 15 ans dans le groupe DT2. Toutefois, les risques relatifs d’infections étaient plus élevés en cas de DT1, de 1,8 pour les infections prises en charge en soins primaires, et de 3,4 pour les infections nosocomiales comparativement aux personnes non diabétiques. En cas de DT2, ces RR étaient respectivement de 1,5 et de 1,9 et chez les prédiabétiques, de 1,3 pour les deux types d’infections analysées.   

    Variabilité inter-consultation de l’HbA1c

    Des associations fortes et indépendantes ont été observées entre le risque d’infection, notamment nosocomiales, et les taux moyen d'HbA1c (surtout dans le DT1) et leur variabilité inter-consultations (surtout dans le DT2).

    A noter que chez les DT2, l’indice de masse corporelle n’avait pas d’impact sur le risque d’infection.

    Troisième cause de décès

    Les infections représentaient la troisième cause de décès (13 % des décès) chez les personnes atteintes de DT2, après les maladies cardiovasculaires et le cancer. Les pneumonies étaient les infections les plus fréquemment an cause dans ce contexte.

    Pour les auteurs, ces résultats soulignent l'importance d'un meilleur contrôle glycémique, d'un dépistage et d'un traitement plus précoces des infections, ainsi que d'une prise en charge plus rigoureuse des infections dans les recommandations cliniques. Ils estiment que l'intégration de la variabilité de l'HbA1c dans les algorithmes d'évaluation du risque pourraient améliorer la prévention des infections et réduire les complications.

     

     

    Pour pouvoir accéder à cette page, vous devez vous connecter.